Moustiques : les bons gestes pour éviter leur prolifération
Publié le 11 Mai 2018 à 17h29 par Anne Valois, journaliste santé
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Après un hiver maussade, le soleil brille enfin sur la France. L'occasion idéale de ressortir son bain de soleil, de manger en extérieur, de multiplier les séances de bronzage… et d'entendre bourdonner les moustiques à peine l'astre couché.

Car c'est inévitable, avec les beaux jours, les moustiques sortent de leurs œufs et commencent à piquer avec énergie. Une véritable nuisance pour les peaux qui leur servent de repas chaque année.

Pour profiter du jardin (ou du balcon) en toute sérénité, il n'y a pas mystère : il faudra y mettre du vôtre et lutter activement contre leur prolifération.

Bâcher les réservoirs d'eau

En entamant son combat contre le moustique, il est important de garder un élément à l'esprit. L'insecte a besoin d'eau pour se reproduire. En effet, la femelle pond ses œufs en bordure de petites surfaces d'eau – idéalement stagnante, à la différence des rivières.

"Dans l'eau, ses œufs vont donner naissance à des larves qui ont un mode de vie exclusivement aquatique, explique l'Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen. L'eau est indispensable à l'éclosion de la larve et à son développement..."

Vos réservoirs de récupération des eaux de pluie, vos petites mares et vos puits, mais aussi vos piscines, constituent donc un logement idéal pour ces milliers de petits œufs. Afin d'éviter la ponte, il est vivement recommander de bâcher les surfaces ou d'utiliser des moustiquaires.

Attention à utiliser les bons modèles : certains moustiques de petite taille (le moustique-tigre par exemple) sont capables de passer entre les mailles d'un filet trop lâche. Soyez donc prudents selon votre zone de résidence.

Changer l'eau des vases régulièrement

Une fois vos bâches et moustiquaires posées, analysez soigneusement votre environnement. Surtout si vous êtes amateur de verdure. Les moustiques n'ont pas besoin de grandes surfaces d'eau pour pondre. Un vase peut suffire. Cela vaut aussi pour votre balcon ou votre terrasse, pas seulement le jardin.

Si vous avez laissé en extérieur des récipients susceptibles de recueillir la pluie (vase, arrosoir, seau), videz-les donc régulièrement. En effet, le moustique naît dans l'eau. Si les œufs sont sortis de ce liquide vital, ils meurent instantanément.

Vider même les petits récipients

L'attention doit être prêtée à tout ce qui est susceptible de recueillir quelques centimètres d'eau. Les soucoupes sous les pots de fleurs, les vieux pneus sont particulièrement appréciés des moustiques. Certains étant particulièrement économes, faites la chasse à la moindre flaque. N'oubliez pas la retenue d'eau de votre climatiseur, si vous en possédez un. Elle peut fournir un abri caché à ces insectes.

Entretenir son jardin

Un jardin bien ordonné reste le meilleur moyen d'éviter que les moustiques ne prolifèrent. Rangez donc les arrosoirs avec votre outillage. Mais surtout, entretenez votre espace vert. Taillez vos haies, élaguez vos arbres et limitez la taille de l'herbe.

En effet, la végétation fournit ombre et humidité au moustique, qui peut donc s'abriter de la chaleur en été. Si l'herbe ne dépasse pas 6-7 centimètres, vous devriez être épargné. Se mettre au jardinage, c'est aussi l'occasion de tester certaines plantes réputées pour éloigner ces insectes: citronnelle, mélisse, thym citron, basilic à petites feuilles, géranium, etc.

Se protéger des piqûres

N'oubliez pas non plus de vous protéger. Car servir de repas au moustique, c'est aussi favoriser son développement. Des moyens simples permettent d'éviter cela : le port de vêtements amples, qui couvre bras et jambes, est vivement recommandé.

En intérieur, le recours au ventilateur ou au climatiseur est d'une utilité certaine : les moustiques détestent le froid. L'ajout de moustiquaires aux fenêtres permet d'éviter qu'ils n'entrent chez vous.

En extérieur, l'usage de diffuseurs  d'insecticides et de serpentins limite la présence des insectes. Il est aussi conseillé d'utiliser du répulsif  sur soi-même, en privilégiant les solutions qui ne présentent pas de risque pour la santé. Les femmes enceintes doivent se montrer particulièrement vigilantes.

Savoir repérer les moustiques-tigre

Dans le monde, 3 500 espèces de moustiques se nourrissent de sang. Mais en France, nous n'en rencontrons que 65, répartis en trois grandes familles (Aedes, Culex, Anophèles). Il est important de savoir faire la différence entre eux, car une minorité de ces insectes constitue réellement une gêne.

Certains peuvent véhiculer des maladies, comme l'Aedes albopictus (moustique-tigre). Ce dernier est au cœur d'une surveillance active, car il est vecteur de trois virus responsables de la dengue, du chikungunya et du Zika.

Un plan destiné à lutter contre sa propagation est en place depuis 2006. La population est invitée à signaler toute présence du moustique-tigre. Le problème, c'est que seule une minorité des Français.es est capable de reconnaître l'insecte.

Pour rappel, il est plus petit qu'une pièce d'un centime et son corps est noir, couvert de petites taches blanches. Contrairement au moustique le plus courant, il est surtout actif en journée.