Ménopause et poids, une croyance complètement erronée !
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Est-ce vraiment inévitable ?

Dr David Elia : Si on continue à manger de façon standard, si on augmente les rations, si on ne fait pas beaucoup de sport, on ne fait qu'aggraver son cas. Il faut savoir aussi que la ménopause joue un épiphénomène car les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, insomnie, baisse de moral, fatigue) encouragent à ne pas faire de sport et à rechercher dans l'alimentation une consolation. Pour contrer cette évolution, il faut être relativement volontariste. Accepter d'abord le fait qu'il ne s'agit pas d'une anomalie, le corps a besoin de moins de calories qu'avant et il va falloir en « rentrer » moins, c'est-à-dire manger différemment, "intelligemment", et faire du sport.

Mais attention pas n'importe quel sport ! Un sport d'effort moyen et de durée moyenne, soit 30 ou 40 minutes par jour ou 3 heures par semaine. En effet, nous commençons à puiser de l'énergie dans les graisses stockées seulement au bout de 20 minutes d'exercice. Ce n'est donc pas en courant après l'autobus qu'on va maigrir ou en montant 6 étages d'escalier à toute vitesse. En revanche, marcher vite pendant une heure et demie ou faire du vélo d'appartement pendant 20 minutes à vitesse moyenne, ça fait maigrir !

Que voulez-vous dire par "manger intelligemment" ?

Dr David Elia : Le problème du poids revenant dans toutes mes consultations, j'ai décidé de m'en occuper sérieusement. Globalement, les bilans nutritionnels sont tous stéréotypés. Les femmes ne mangent pas assez de féculents, pensant qu'ils font grossir. Or les hydrates de carbone devraient représenter 50% de la ration alimentaire de la journée et non pas à peine 35% ou 40% comme c'est parfois le cas.

Le pire est qu'elles font des efforts pour les limiter car quand on ne mange pas de féculents, on a faim et en plus, on est sujet aux fringales Ce phénomène est encore renforcé par une insuffisance en protéines (viandes, poissons, volailles, crustacés, fruits de mer). Elles en mangent souvent à peine 15-17%, alors qu'idéalement il en faudrait au moins 25-30%. Et on s'aperçoit ainsi que la majeure partie des calories ingérées provient du gras : 35 à 45%, voire parfois même 50%. Un tel déséquilibre s'accompagne irrémédiablement d'une prise de poids progressive.

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