Le manque de sommeil augmente le risque d’attraper un rhume

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L’insuffisance de sommeil n’affecte pas seulement nos capacités de concentration, notre mémoire, notre tension artérielle ou encore notre risque de dépression et d’obésité. Le manque de sommeil nous rend aussi plus vulnérables face au virus du rhume.

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4 fois plus de rhumes lorsque l’on manque de sommeil

Des scientifiques viennent de montrer que les personnes qui ne dorment pas suffisamment ont 4 fois plus de risque d’attraper un rhume. Pour en arriver à cette conclusion, 164 volontaires ont été recrutés. Après avoir indiqué de très nombreux renseignements personnels, de santé et de mode de vie (stress, alcool, tabac, âge, niveau de revenu, d’éducation…), leur sommeil a été enregistré durant une semaine. Ils ont ensuite été exposés expérimentalement au virus du rhume, via des gouttes nasales contenant le virus. Des prélèvements ont alors été réalisés durant 7 jours afin de savoir si les virus se développaient.

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On constate ainsi que seule la durée de sommeil augmente le risque d’attraper un rhume : les sujets qui dorment moins de 6 heures par nuit ont 4,2 fois plus de risque de développer un rhume par rapport à ceux qui dorment plus de 7 heures, voire 4,5 fois plus avec moins de 5 heures par nuit.

Manque de sommeil et infections virales

On retiendra que le manque de sommeil fatigue, fragilise l’organisme, affaiblit les défenses immunitaires, menant à un risque accru d’infections. Les virus étant plus particulièrement présents en hiver, dès cet automne, prenez l’habitude de dormir suffisamment. Révisez votre hygiène de sommeil afin d’assurer à votre corps un temps de repos suffisant. Incitez les ados à en faire de même.

Ces recommandations sont d’autant plus importantes que plus d’un Français sur trois manque de sommeil.

Publié le 01 Septembre 2015 | Mis à jour le 01 Septembre 2015
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Prather AA, Janicki-Deverts D, Hall MH, Cohen S.
Voir + de sources
Behaviorally assessed sleep and susceptibility to the common cold. SLEEP 2015;38(9):1353–1359.
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