Maladie des reins : les 6 moments à risque dans la vie d'une femme

© Istock

Par rapport aux hommes, les femmes sont plus exposées aux pathologies des reins. Que ce soit du fait de l'anatomie ou des mauvais réflexes, elles doivent se montrer particulièrement prudentes à plusieurs périodes de leur vie.

PUB

Prendre soin de ses reins, ça n'est pas toujours facile quand on est une femme. Vie professionnelle, sexuelle… Les obstacles ont tendance à se multiplier, à mesure qu'on prend en âge.

Sur les 3 millions de personnes souffrant de pathologies au niveau de cet organe, bon nombre sont donc de sexe féminin. Rien que parmi la population en dialyse ou ayant reçu une greffe, les femmes représentent 40 % des malades. Le problème, c'est que le "beau sexe" est clairement défavorisé par rapport aux hommes. En cause : des spécificités qui augmentent leur risque de développer des maladies rénales.

A chaque période de la vie, des facteurs de risque spécifiques au sexe féminin apparaissent. Et ils sont souvent ignorés. Faisons le point avec le Dr Isabelle Tostivint, néphrologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) et chargée de la communication scientifique de la Fondation du Rein.

PUB
PUB

Des risques dès l'école primaire

Dès leur arrivée à l'école, les fillettes sont exposées au risque d'infection urinaire. En cause, les toilettes scolaires. Parce qu'elles sont sales, parfois insalubres, et ne fonctionnent pas toujours, un tiers des écoliers et écolières les boycottent, d'après une étude du Cnesco. Une mauvaise habitude qui a tendance à s'installer.

"Des infections urinaires risquent de se produire parce que ces fillettes se retiennent toute la journée", déplore Isabelle Tostivint. Sans traitement, la cystite peut remonter de la vessie jusqu'aux reins. C'est la pyélonéphrite, qui provoque des douleurs au niveau des reins et une forte fièvre.

Si elles se produisent à répétition, les infections urinaires seront de plus en plus difficiles à traiter. "L'utilisation récurrente d'antibiotiques va mener à une sélection accrue des germes de plus en plus résistants, souligne la spécialiste. Ceux-ci résisteront aux traitements et auront plus de facilités à remonter vers les reins."

Le phénomène commence déjà à alerter : E. coli, à l'origine de nombreuses cystites, figure parmi les bactéries les plus difficiles à traiter. Certaines infections sont donc particulièrement résistantes.

Outre la menace bactérienne, le fait de se retenir pose un autre problème. "Comme les petites filles boivent peu, pour compenser, leurs urines sont tellement concentrées que des cristaux se forment", explique la néphrologue. Ces petits cristaux, s'ils sont trop nombreux, risquent de s'agréger et mener à un calcul rénal.