Lymphome non hodgkinien : l’obésité mise en cause ?

Selon une étude parue dans la revue Cancer, un surpoids et une taille élevés, voire une obésité, à l’adolescence, pourraient être un facteur de risque de survenue d’un lymphome non hodgkinien à l’âge adulte.

Lymphome non hodgkinien : deux millions d’adolescents suivis pendant 45 ans

Le lymphome non hodgkinien est un cancer du système lymphatique qui atteint les ganglions ou n’importe quel organe (rate, moelle osseuse, etc.). Il touche environ 10 000 nouvelles personnes chaque année en France. Un chiffre en constante augmentation partout dans le monde depuis les années 70 sans que l’on sache vraiment pourquoi. Une recherche menée au Centre médical Sheba (Israël) sur plus de 2 millions d’adolescents de 16 à 19 ans suivis pendant 45 ans apporte, peut-être, un élément de réponse.

Le surpoids et la taille augmentent le risque

En effet, selon les chercheurs, le risque de développer un lymphome non hodgkinien à l’âge adulte serait augmenté de 25% chez les adolescents en surpoids ou obèses au début de l’étude par rapport à ceux de poids normal. Curieusement, la taille pourrait être aussi en jeu : l’étude montre que, plus les jeunes sont grands, plus leur risque de cancer augmente (+28%). Inversement, chez les petits, il diminue (-25%).

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Source : « Adolescent weight and height are predictors of specific non-Hodgkin lymphoma subtypes », M. & A. Leiba, L. Keinan-Boker. Cancer, 22 février 2016.