Libourne : un triathlète meurt de la leptospirose

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Dans le Sud-ouest, un quadragénaire pratiquant le triathlon est mort après avoir contracté la leptospirose. Cette maladie bactérienne est principalement transmise par les rongeurs.

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Le lac était-il contaminé par une bactérie ? A Libourne (Gironde), la question taraude les personnes qui fréquentent le lac des Dagueys. Au cours de la semaine du 14 mai, un triathlète s'y baignant régulièrement est mort de la leptospirose, a révélé le journal Sud Ouest.

Âgé de 44 ans, l'homme se baignait dans le lac dans le cadre de son entraînement de triathlon, qui inclut une épreuve de natation. Des enquêtes sont en cours pour comprendre comment il a contracté la leptospirose.

Des prélèvements sont réalisés aux abords du lac et dans l'eau par l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine et la cellule de Veille sanitaire du département. En effet, les eaux douces constituent un réservoir privilégié pour la bactérie.

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Selon l'Institut Pasteur, la leptospirose touche particulièrement les adeptes de sports nautiques. La bactérie s'introduit alors dans l'organisme via une blessure ou par les muqueuses. Mais elle peut aussi se transmettre par un contact avec des matières souillées par les urines de rongeurs, d'animaux de compagnie – comme le chien – ou d'élevage.

600 cas par an en France

"Il suffit que des rats urinent sur une planche en bois", résume Elisabeth Dugos, présidente de l'ASL Triathlon interrogée par Sud Ouest. C'est pourquoi la ville de Libourne tente d'éviter la panique. Pour l'heure, "l'origine de la contamination est incertaine", a-t-elle rappelé. Aucun lien entre le lac des Dagueys et l'infection ne peut encore être établi.

Si l'affaire est prise au sérieux, la leptospirose reste une infection peut fréquente en France. Environ 600 cas sont recensés chaque année en métropole, affirme l'Institut Pasteur. La plupart du temps, les symptômes se limitent à ceux d'une grippe : fièvre, violents maux de tête, accompagnés de douleurs abdominales et de vomissements.

Mais sans traitement, la maladie peut se compliquer. Elle évolue alors et peut donner lieu à une jaunisse, et des hémorragies de la peau et des muqueuses. Ces formes graves peuvent s'avérer mortelles.

Afin d'éviter cela, un traitement antibiotique doit être délivré le plus tôt possible. Les personnes exerçant des métiers "à risque" (éleveurs, agriculteurs, éboueurs…) peuvent aussi bénéficier d'un vaccin.

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