Lait infantile : des députés veulent le classer comme un médicament

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Sécuriser la filière du lait infantile en le classifiant comme un médicament : c'est la proposition d'une Commission composée de plusieurs députés. Une décision prise après l'affaire du lait contaminé Lactalis.

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Chaque année, quelque 800 000 bébés voient le jour. Et pour les nourrir, les jeunes mamans ont deux solutions : allaiter ou recourir au lait infantile. Dans ce dernier cas, l'inquiétude règne depuis l'affaire du lait Lactalis.

La Commission d'enquête parlementaire en charge du dossier propose donc de faire évoluer la législation, en classant le lait infantile parmi les médicaments, annonce Le Parisien. Cela devrait, selon les élus, garantir un meilleur contrôle de la chaîne de production des différentes références sur le marché.

Pour rappel, plus de 1 300 laits infantiles potentiellement infectés par la bactérie Salmonella agona ont été rappelés entre décembre et janvier dernier. En cause, une contamination survenue dans l'usine de Craon (Mayenne).

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Elle n'a pas été détectée malgré plusieurs inspections sanitaires… mais aucune ne recherchant spécifiquement cette bactérie, assez rarement impliquée dans des intoxications alimentaires.

La question du prix

Alors que 36 nourrissons sont tombés malades, la Commission d'enquête parlementaire estime qu'il est possible de garantir une meilleure sécurité. Il faut dire que, dans le cas des médicaments, des contrôles sont régulièrement effectués par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à tous les échelons de la production.

Interrogée à ce sujet, le 14 juin, la ministre de la Santé a accueilli cette proposition de manière prudente. "Cela mériterait une instruction importante de mes services pour voir les bénéfices, les risques, a répondu Agnès Buzyn. Il ne faudrait pas qu'à l'arrivée, cela soit en fait un frein supplémentaire" en provoquant une hausse des prix", estime-t-elle.

En effet, le coût des boîtes de lait infantile est moindre en supermarché, où elles sont également vendues en plus grand nombre. Par ailleurs, des pharmacies ont également été épinglées pour leur défaillance à retirer les lots des rayons en temps et en heure.

En attendant une décision définitive, la Commission d'enquête poursuit ses travaux. Elle devrait remettre son rapport final le 27 juin prochain.

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