Homéopathie : l’Ordre des médecins se prononce

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Dans une mise au point sur le recours à l'homéopathie, l'Ordre des médecins a rappelé à tous quelques règles de bonne pratique. Lors de tout choix thérapeutique, le patient doit être informé de manière claire sur les bénéfices à attendre.

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Après plusieurs mois de polémiques, l'Ordre des médecins a fini par prendre position. Ce 19 juin, le Conseil national a publié une "mise au point" sur les médecines alternatives et complémentaires, et notamment l'homéopathie. Avec prudence, certes, mais en rappelant le cœur de la déontologie qui s'applique à toutes les personnes diplômées de médecine.

Toute décision de traitement doit s'appuyer sur "les données acquises de la science", rappelle l'Ordre des médecins. Cela vaut pour le diagnostic également. Les médecins s'engagent donc à actualiser leurs connaissances de manière rigoureuse.

Cela sera bientôt fait pour l'homéopathie, qui bénéficiait jusqu'ici d'un régime d'exception et n'avait jamais été évaluée sur le plan de son efficacité. En mai dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a estimé qu'une telle évaluation était nécessaire. "Si elle est utile, elle restera remboursée. Si elle est inutile, elle arrêtera de l'être", a-t-elle déclaré sur France Inter.

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Prescrire en toute transparence

A priori, l'Ordre se montre donc opposé au principe de l'homéopathie, qu'il ne reconnaît d'ailleurs pas. "Médecin homéopathe, ça n’existe pas", a lâché le Dr Jacques Lucas, vice-président de l’Ordre, en séance plénière.

Sauf que sur le papier l'Ordre s'est montré plus apaisé. "Il peut comporter une prescription adjuvante ou complémentaire, médicamenteuse ou autre, que le médecin apprécie en conscience dans chaque situation, après avoir délivré au patient une information loyale, claire et appropriée".

Autrement dit, en expliquant au patient ou à la patiente que l'efficacité de l'homéopathie n'a pas été démontrée. Ce, ni plus ni moins, ce que demande la tribune des professionnel.le.s de santé qui avait lancé le débat.

Mais le CNOM rappelle qu'il est interdit de "présenter comme salutaires et sans danger des prises en charge ou des thérapeutiques non éprouvées", dans le cas d'un cancer par an. Pour rappel, la France figure en tête du marché de l'homéopathie avec 5 000 homéopathes en activité.

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