Handicap, cicatrice : elles posent nues pour célébrer leur corps “imparfait”

Cinq femmes - dont la chair a été marquée par la maladie ou des drames - ont posé en lingerie pour montrer que le handicap, les cicatrices et les imperfections ne sont pas à craindre. Découvrez ces photos portant un message d’acceptation de soi puissant dans notre diaporama.
Handicap, cicatrice : elles posent nues pour celebrer leur corps “imparfait”

Aussi bien les magazines que la télévision regorgent de silhouettes féminines filiformes sans aucune imperfection. Au fil des pages et des émissions, difficile de ne pas complexer à la vue de nos cicatrices, bourrelets et autres petits défauts dans le miroir. Pour nous encourager à accepter nos corps "imparfaits" malgré les attentes de la société, 5 femmes marquées par la maladie ou des accidents, ont décidé de se déshabiller devant une photographe. Le résultat de cette séance photo body positive dans notre diaporama

Amputation, greffe de peau, tache de naissance : elles assument leur différence

Cette photographie, publiée dans le journal britannique The Mirror le 3 juillet 2021, est un projet porté par Sylvia Mac, responsable du groupe de soutien en ligne Love Disfigure. La cinquantenaire qui a dû subir plus d’une centaine de greffes de peau après avoir été ébouillantée à 11 ans, souhaite par cette initiative prévenir l'intimidation et l'embarras ressenti par les femmes qui ne sont pas considérées comme "parfaites".

Elle a réuni autour d’elle quatre amies qui ont aussi dû faire face à des moqueries à cause de leur apparence : Charlotte Twinley qui vit avec un sac de stomie depuis ses 20 ans, Cheryl Shaw qui a un nævus géant congénital (grains de beauté géants pouvant couvrir jusqu’à 90% de la surface du corps), Lucy Beall atteinte d’épidermolyse bulleuse (maladie provoquant des lésions et cloques sur la peau au moindre frottement ou traumatisme) ainsi que Nancy Harris amputée d’une jambe à 14 ans après un accident de trampoline.

Si les 5 modèles ont posé sans crainte, elles reconnaissent avoir toutes eu des difficultés à assumer leur apparence différente. Sylvia Mac se rappelle précisément le jour où elle a eu le déclic. Alors qu’elle était au bord d’une piscine d'hôtel en 2016, elle a remarqué un homme filmant ses cicatrices. "Maman s'est toujours sentie si coupable de l'accident. Je savais que je devais essayer de m'accepter - pour mon propre bien et celui de ma famille. Alors j'ai enlevé le paréo qui me couvrait le dos et pour la première fois, je me suis senti libre", a-t-elle confié au quotidien britannique.

"La société pense que je devrais me couvrir et avoir l'air normal. Mais je ne peux pas changer le fait qu'il me manque une jambe - je dois aussi montrer que c'est normal", a expliqué de son côté Nancy Harris.

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Source : https://www.mirror.co.uk/lifestyle/health/five-women-strip-show-imperfect-24453219