Halloween : 5 réflexes pour protéger les enfants pendant la chasse aux bonbons
Choisir un costume qui laisse voir et bouger
Avant de sortir, faites essayer le déguisement à votre enfant : peut-il marcher, monter une marche et tourner la tête facilement ? Raccourcissez les capes et les vêtements qui touchent le sol. Privilégiez des chaussures habituelles et des accessoires souples, sans pointe dangereuse.
Le masque ne doit pas masquer les yeux ni gêner la respiration. Un maquillage adapté à l’âge peut être une alternative, à condition de respecter ses précautions d’emploi. Attention : la mention « hypoallergénique » ne garantit pas l’absence de réaction. Pour bien choisir les produits sur une peau sensible, vérifiez notamment la composition et les zones d’application autorisées, comme le rappelle la DGCCRF sur l’étiquetage des cosmétiques.
Enfin, aucun déguisement ne doit être considéré comme incombustible. Éloignez capes, perruques et accessoires des flammes. Dans les citrouilles, les bougies LED remplacent avantageusement les vraies bougies, une précaution également recommandée par les autorités d’Irlande du Nord.
Rendre les enfants visibles et préparer le trajet
Un costume noir se distingue mal dans l’obscurité. Ajoutez des éléments rétroréfléchissants sur les vêtements ou le sac de collecte. Une lampe permet de mieux repérer les obstacles, mais ne remplace pas ces accessoires pour être vu des automobilistes. La Sécurité routière recommande les vêtements clairs et les bandes rétroréfléchissantes lorsque la visibilité diminue.
Pour les plus jeunes, prévoyez un accompagnement adulte et un circuit court. Restez sur les trottoirs, empruntez les passages piétons et évitez les traversées entre deux voitures stationnées.
Si un adolescent sort avec ses amis, convenez du parcours, de l’heure de retour et d’un moyen de vous joindre. Un téléphone chargé reste utile, mais ne doit pas détourner l’attention au moment de traverser.
Chez vous, éclairez l’entrée et dégagez les marches des décorations ou objets qui pourraient faire trébucher les visiteurs.
Trier les friandises avant de les manger
Le retour à la maison est le bon moment pour examiner la récolte. Mettez de côté les produits ouverts, abîmés ou dont la provenance et la composition ne peuvent pas être vérifiées. Pour un enfant allergique, une préparation maison dont les ingrédients sont inconnus n’est pas une option adaptée.
Un petit emballage ne signifie pas nécessairement une petite portion sans risque. Les formats miniatures peuvent avoir une composition différente de celle du produit habituel. Certaines informations figurent uniquement sur le grand sachet : mieux vaut pouvoir consulter celui-ci avant de donner la friandise. L’association européenne Allergy UK recommande de vérifier chaque étiquette, à chaque fois.
Chez les jeunes enfants, écartez les bonbons durs, les chewing-gums et les confiseries difficiles à mâcher. Faites déguster les aliments adaptés à leur âge assis et au calme, sans courir ni jouer. L’Assurance maladie rappelle que les bonbons peuvent provoquer une fausse route chez le petit enfant.
Anticiper les allergies sans exclure l’enfant de la fête
Lorsqu’une allergie alimentaire est connue, informez l’adulte accompagnateur avant le départ. Il doit connaître les aliments à éviter, les manifestations possibles et le plan d’urgence établi par le médecin.
Lait, arachides, fruits à coque, œufs ou soja peuvent notamment se retrouver dans les chocolats et confiseries. Ne vous fiez ni à l’apparence du bonbon ni au souvenir d’une marque déjà consommée. Vérifiez les ingrédients et les mentions de présence possible, en suivant les consignes de l’allergologue.
Préparez quelques friandises compatibles avec l’allergie pour remplacer celles que l’enfant ne pourra pas manger. Des autocollants ou de petits cadeaux adaptés à son âge permettent aussi de participer à la collecte.
Si des auto-injecteurs d’adrénaline ont été prescrits, ils doivent accompagner l’enfant, avec son protocole. Vérifiez leur péremption et assurez-vous que l’adulte sait les utiliser.
Reconnaître les situations qui nécessitent les secours
Une petite égratignure ou une irritation cutanée limitée peut justifier un conseil auprès du pharmacien. Une difficulté respiratoire ou un malaise impose, en revanche, une autre réaction.
Appelez immédiatement le 15 ou le 112 si l’enfant respire difficilement, présente un gonflement de la langue ou de la gorge, fait un malaise ou perd connaissance. Ces manifestations peuvent annoncer une réaction allergique grave, appelée anaphylaxie.
Dans cette situation, utilisez sans attendre l’auto-injecteur d’adrénaline prescrit, conformément au plan d’urgence, et appelez les secours. N’attendez pas l’arrivée d’une ambulance pour administrer ce traitement. Une évaluation médicale reste nécessaire même si l’enfant semble aller mieux, conformément aux consignes de l’Assurance maladie.
Autre urgence : un enfant qui s’étouffe et ne peut plus parler, tousser efficacement ou respirer. Faites appeler les secours et commencez immédiatement les gestes de désobstruction adaptés à son âge. Ne tentez pas de retirer à l’aveugle le bonbon avec les doigts.