Gaz hilarant : un jeune britannique décédé

Le protoxyde d’azote est un gaz hilarant dont la consommation est à la mode dans les soirées étudiantes. Facile à trouver et très bon marché, ce gaz fait partie des drogues les plus utilisées dans le monde. Or des drames sont régulièrement rapportés comme le décès de ce jeune britannique de 18 ans.

Publicité

Le gaz hilarant est une drogue pouvant entraîner de sérieux troubles de santé

En Angleterre, entre 2006 et 2012, 17 jeunes sont morts après avoir consommé du gaz hilarant. Cette drogue est très prisée en France mais encore plus en Angleterre où on estime que plus de 500.000 jeunes en consomment régulièrement. Parfaitement légal et en vente libre, ce gaz n’est pas cher et facile à se procurer. Le protoxyde d’azote se trouve notamment dans les recharges pour siphon à chantilly, mais on l’utilise aussi couramment en médecine. Les jeunes gonflent des ballons de baudruche avec ce gaz, dont ils inhalent ensuite le contenu.

Publicité
Publicité

Quels sont les effets du gaz hilarant (protoxyde d’azote)?

Outre un état euphorique qui survient quelques secondes après inhalation et qui dure entre 2 à 3 minutes (fous rires, distorsions visuelles et auditives, modification de la voix), le protoxyde d’azote peut entraîner des effets indésirables en fonction de la quantité consommée et de la qualité du gaz : maux de tête, nausées, vomissements, diarrhées, crampes abdominales, confusion, problèmes d’élocution, de coordination des mouvements, faiblesse musculaire, vertiges, troubles du rythme cardiaque, baisse de la vigilance, etc. En cas d’usage régulier, des troubles de l’humeur de type paranoïaque, des pertes de mémoire, une impuissance et une baisse de la tension artérielle sont à craindre.

En cas de surdosage enfin, des troubles moteurs, des convulsions, voire une dépression respiratoire potentiellement mortelle peuvent survenir.

On l’aura compris, aussi inoffensif qu’il puisse paraître, le gaz hilarant n’est pas dénué de risques et peut même se révéler mortel dans de rares cas.

Pour réduire les risques : ne pas consommer le gaz directement à la cartouche (risque d’engelure : dans la cartouche, le protoxyde d’azote est un liquide très froid), rester assis après inhalation, ne pas prendre le volant, ne pas multiplier les prises malgré l’effet très fugace du produit, ne pas utiliser de sac en plastique pour inhaler (risque d’asphyxie), veiller à bien rester oxygéné. Le mieux étant bien sûr de s’abstenir !

Publié par Rédaction E-sante.fr le Jeudi 30 Juillet 2015 : 11h44
Mis à jour le Jeudi 30 Juillet 2015 : 15h43
PUB
PUB