Fitness : quels risques ?

Le sport en salle de fitness est une activité accessible à tous. A l'heure où la lutte anti-sédentarité bat son plein, il est intéressant d'en connaître les risques spécifiques, comme c'est aujourd'hui le cas pour la majorité des activités sportives : tendinite pour le tennis, claquage et entorse pour le foot, etc.
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Quel que soit l'âge ou le niveau, le sport en salle de fitness a l'avantage d'offrir une activité physique régulière et encadrée. Mais comme tous les sports, le fitness n'est pas totalement dénué de risque, les exercices pouvant entraîner différents types de lésion (contracture, tendinite, déchirure).

L'étude Fitness et Santé* s'est justement fixé pour objectif d'évaluer la fréquence et la nature des pathologies liées à la pratique d'activités physiques en salle de fitness, mais également leur condition d'apparition, les facteurs de risque et les facteurs favorisants. Elle a été réalisée à l'aide de questionnaires remplis par des médecins, des rééducateurs, des rhumatologues et des patients ayant contracté une pathologie en salle. Cette dernière population était composée d'autant d'hommes que de femmes, avec une moyenne d'âge de 34 ans.

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La musculation est l'activité la plus pratiquée, devant le cardio-training, le step et l'aérobic. Elle est aussi associée à la moitié des lésions survenues en salle. Les blessures les plus fréquentes sont des lésions tendineuses (23%) et des lombalgies (15%). La principale cause est majoritairement l'excès d'activité. Viennent ensuite (uniquement rapporté par les patients) : un mouvement mal réalisé, l'utilisation de charge trop lourdes ou le manque d'échauffement.

Autre fait intéressant révélé par cette enquête, les patients consultent tardivement, en moyenne 7 mois après la survenue de la blessure et après avoir pris un médicament de leur propre chef, majoritairement un anti-inflammatoire.

Les auteurs concluent leur étude en soulignant que les lésions liées au fitness sont rares et bénignes.

Avec de telles données, il devrait être possible de construire une campagne de prévention et de sensibilisation auprès du grand public. En améliorant la sécurité dans les salles, les sédentaires seraient peut-être davantage tentés de visiter régulièrement de telles salles de sport

* Etude épidémiologique mise en place par les laboratoires Genévrier.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 28 Juillet 2004 : 02h00
Source : Conférence de presse, Laboratoires Genévrier, juin 2004.