Fatigue et vitalité : comprendre la médecine fonctionnelle et les oligo-éléments

Publié par Stéphane Leduc
le 26/01/2026
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L'oligothérapie, approche naturelle et peu connue, utilise les oligo-éléments à faibles doses pour relancer les fonctions métaboliques. Codifiée par le Dr Ménétrier, elle cible les troubles fonctionnels comme la fatigue chronique liée à l'âge. Découvrez les principes de cette "médecine du terrain" et comment elle peut vous aider à retrouver une vitalité durable après 45 ans.

Il est fréquent de confondre la présence de carburant avec la capacité du moteur à démarrer. Dans l'organisme, les vitamines et nutriments apportent l'énergie, mais ce sont les oligo-éléments qui jouent le rôle indispensable de la clé de contact. Cette nuance fondamentale illustre la philosophie de la médecine du terrain : il ne s'agit pas seulement de combler des carences, mais de relancer les mécanismes bloqués de l'organisme. 

Selon la célèbre formule attribuée au physiologiste Claude Bernard, "le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout". C'est précisément pour rééquilibrer ce terrain de manière naturelle que l'oligothérapie intervient, en modifiant la réceptivité du corps aux maladies.

Principes : le rôle essentiel des biocatalyseurs

L'oligothérapie repose sur l'utilisation de minéraux présents en quantité infime dans notre corps, inférieure à 1 mg par kilo de masse corporelle. Contrairement à une idée reçue, ces substances ne visent pas à nourrir les cellules, mais à agir comme des biocatalyseurs. Ils activent les réactions enzymatiques vitales qui seraient autrement trop lentes pour soutenir la vie. Pour imager ce processus, ces éléments agissent comme le starter d'une voiture : sans eux, même avec le réservoir plein, le véhicule reste immobile. Cette action nécessite une forme spécifique, souvent ionisée, pour garantir une biodisponibilité immédiate sans passer par un long processus de digestion.

La méthode se distingue nettement de l'homéopathie par la nature de ses dosages. Si les quantités restent faibles pour éviter toute toxicité, elles sont pondérables et non infinitésimales. On parle ici de dose catalytique. L'objectif est d'optimiser le fonctionnement métabolique sans surcharger l'organisme. Cette approche positionne l'oligothérapie comme une médecine fonctionnelle à part entière, capable de traiter les dysfonctionnements avant qu'ils ne deviennent des lésions organiques irréversibles.

Histoire : l'émergence d'une thérapie codifiée

L'histoire de cette discipline débute officiellement à la fin du XIXe siècle. En 1894, Gabriel Bertrand démontre à l'Institut Pasteur que les traces de minéraux, jusqu'alors considérées comme de simples impuretés sans intérêt, sont en réalité vitales pour la biologie. C'est toutefois Jacques Ménétrier qui, dès 1932, structure cette pratique thérapeutique. Il établit que chaque individu possède une prédisposition particulière à certains troubles, influencée par son hérédité et son mode de vie. C'est ainsi qu'il élabore ses classifications, permettant d'identifier comment la diathèse définie par Ménétrier influence l'énergie et la résistance globale du patient.

Cette codification a permis de distinguer les troubles fonctionnels, qui sont réversibles, des maladies lésionnelles graves. L'oligothérapie montre ses limites face aux pathologies organiques lourdes où les tissus sont détruits. En revanche, elle excelle dans la prise en charge des états intermédiaires, ces moments où l'on ne se sent pas malade, mais où l'on n'est pas non plus en pleine santé. Elle offre une réponse adaptée lorsque les examens classiques ne révèlent aucune anomalie malgré des symptômes ressentis.

Diathèses : choisir les bons oligo-éléments

Pour appliquer ce traitement, il est nécessaire d'identifier le mode réactionnel du sujet, appelé diathèse. Ce profilage permet de cibler les besoins spécifiques, notamment l'utilisation d'oligo-éléments contre la fatigue chronique ou les états d'épuisement. L'association la plus emblématique reste le complexe Cuivre-Or-Argent. Ce trio est particulièrement recommandé pour la diathèse "anergique", caractérisée par une absence de réaction immunitaire, des infections à répétition et une lassitude profonde, souvent observée lors de longues convalescences.

À l'inverse, pour les profils marqués par des troubles neurovégétatifs qui surviennent fréquemment après la quarantaine, l'association Manganèse-Cobalt cible l'anxiété, les troubles circulatoires et la sensation de vieillissement prématuré. Ce duo régule la diathèse "dystonique". D'autres minéraux complètent cet arsenal thérapeutique : le magnésium pour le stress passager, le sélénium pour lutter contre le stress oxydatif ou le lithium pour les troubles mineurs du sommeil. Bien que ces solutions soient souvent disponibles en vente libre, l'avis d'un professionnel formé au profilage naturopathique garantit une utilisation pertinente et sécurisée.

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