L’encens altère les poumons

Dans un cadre religieux ou simplement pour l’ambiance, brûler de l’encens est une pratique de plus en plus répandue. Or l’encens dégage des particules polluantes pouvant provoquer une inflammation des cellules pulmonaires.
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L’encens dégage de nombreuses substances toxiques

Ce n’est pas la première étude montrant que brûler de l’encens s’accompagne d’une émission de composés chimiques toxiques pour les poumons, voire cancérigènes. L’encens a également été associé à certaines affections, allant de la simple irritation des yeux, du nez, de la gorge, à des réactions cutanées, des maladies cardiovasculaires et respiratoires comme l’asthme.

Ici, les chercheurs ont analysé les composés dégagés par deux types d’encens utilisés dans les Emirats Arabes Unis, le Oudh et le Bahkoor, brûlés pendant trois heures dans un laboratoire de la taille d’un salon. Ont ainsi été identifiées de nombreuses particules polluantes : monoxyde de carbone, dioxyde de soufre, oxyde d’azote, formaldéhyde, etc. Ensuite, des cellules pulmonaires ont été exposées pendant 24 heures in vitro à un tel cocktail polluant, ce qui a eu pour effet de provoquer une réaction cellulaire inflammatoire, comparable à celle associée à l’asthme, à d’autres troubles respiratoires ou encore à la fumée d’une cigarette.

Faut-il brûler l’encens ?

En pratique, brûler de l’encens n’est pas recommandé. A défaut et notamment en cas de pratique religieuse, il est vivement conseillé d’aérer très régulièrement en ouvrant en grand les fenêtres plusieurs fois par jour et au moins pendant une dizaine de minutes afin de renouveler l’air et d’évacuer les polluants intérieurs générés en très grandes quantités lorsque l’encens se consume.

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Mots-clés : Encens, Poumon, Pollution
Source : Cohen R. et al., Science of the Total Environment August 2013, http://dx.doi.org/10.1016/j.scitotenv.2013.03.101.