Drame sur le MV Hondius : ce que l'on sait du foyer de hantavirus en pleine mer

Publié par Freya Yophy
le 05/05/2026
croisière
Istock
Photo d'illustration
Trois passagers sont décédés à bord du navire de croisière MV Hondius, victimes d'une infection suspectée par hantavirus entre l'Argentine et le Cap-Vert. Alors qu'un patient reste en soins intensifs, l'OMS mène une enquête épidémiologique urgente. Découvrez les risques réels de ce virus lié aux rongeurs et les mesures sanitaires imposées pour contenir la contagion.

Une paisible expédition maritime s'est transformée en cauchemar sanitaire pour les voyageurs reliant Ushuaia à Praia. Avec des passagers confinés et des ports refusant l'accostage, cette urgence médicale souligne la vulnérabilité des environnements clos face aux agents pathogènes inattendus.

Bilan tragique en haute mer

Le navire MV Hondius transportait environ 150 passagers et 70 membres d'équipage sur l'océan Atlantique. Le drame s'est noué avec l'apparition de fièvres et de douleurs abdominales chez plusieurs voyageurs. À ce jour, les autorités déplorent trois décès, dont un couple de Néerlandais de 70 et 69 ans, tandis qu'un passager britannique lutte pour sa vie en soins intensifs.

Face à l'ampleur de la crise, les autorités du Cap-Vert ont fermement refusé l'accostage et le débarquement au port de Praia. Les responsables du navire ont dû imposer un confinement strict des passagers symptomatiques et appliquer des protocoles d'hygiène rigoureux. Les autorités néerlandaises négocient actuellement des procédures de rapatriement pour évacuer les patients et les corps vers l'Europe.

Enquête sur la piste des rongeurs

L'Organisation mondiale de la santé coordonne d'importantes investigations épidémiologiques pour séquencer et identifier la souche virale exacte. L'hypothèse principale pointe vers une infestation de rongeurs à bord du navire. Ces animaux propagent insidieusement la maladie dans l'environnement via leurs déjections.

Comment des rats ou des souris ont-ils pu infester un bateau d'expédition moderne ? L'enquête internationale doit déterminer si la contamination provient d'Argentine ou si elle s'est développée lors d'escales insulaires. Actuellement, un cas est déjà confirmé par laboratoire et cinq autres restent sous haute surveillance médicale.

Transmission et danger du hantavirus

Le hantavirus, dont le nom provient de la rivière Hantaan en Corée du Sud, s'attrape principalement par l'inhalation d'aérosols contaminés, comme les poussières souillées d'urine. Il n'existe aucun vaccin ni traitement préventif disponible. L'évolution de l'infection présente des dangers élevés :

  • Symptômes pseudo-grippaux : apparition soudaine de fièvre, de frissons et de douleurs musculaires.
  • Complications respiratoires : développement rapide d'un syndrome respiratoire aigu sévère.
  • Risque hémorragique : saignements internes pouvant survenir selon la souche virale incriminée.

Ce pathogène foudroyant affiche un taux de mortalité atteignant 38 à 40 % dans ses formes pulmonaires graves. Bien que la transmission entre humains soit jugée très rare par l'OMS, consultez un médecin en urgence si vous développez une forte fièvre après un séjour dans un espace potentiellement infesté par des rongeurs.

Voir les commentaires