Douleur : les comprimés effervescents soulagent plus rapidement...

La forme effervescente des médicaments est souvent conseillée pourlutter contre la douleur.

Elle bénéficie en effet d’un atout important : sarapidité d’action.

Mais comment peut-on l’expliquer ?

Et cet avantage est-il à mettre en balance avec des inconvénients spécifiques à la forme effervescente ?

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Douleur : pourquoi les comprimés effervescents agissent-ils plus rapidement ?

On reconnaît facilement lesmédicaments délivrés sousformeeffervescente.

Mis dans l’eau, ils se désintègrent très rapidement, avec un bruit et un dégagement de bulles typiques. C’est précisément cette étape qui offre aux comprimés effervescents leur rapidité d’action. Le gaz libéré au contact de l’eau – du CO2 – désintègre le comprimé.

En conséquence, le principe actif est libéré immédiatement. Une fois avalé, il ne met qu’environ une minute à être assimilé.

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Lorsque nous prenons un comprimé ou une gélule, en revanche, ils arrivent sous forme solide dans notre estomac. Ils doivent ensuite être désintégrés, ce qui peut nécessiter environ 15 minutes, et ne commencent à passer dans le sang qu’après… Un quart d’heure supplémentaire qui peut paraître long en cas de mal de tête !

Précisons qu’une fois que le médicament est digéré et que le principe actif est dans le sang, il lui faut tout de même un certain temps pour être efficace. Mais ce délai dépend du principe actif, et pas de la manière dont il est avalé.

Comprimés effervescents : à la fois solides et liquides

L’efficacité très rapide est la même pour les autres formes liquides de médicaments, comme les sirops par exemple.

Mais ceux-ci présentent d’autres inconvénients :

  • Leur conservation est moins aisée (il faut souvent les garder à l’abri de la lumière, voire au frais).

  • Et leur dosage est moins précis, puisqu’il doit être mesuré par le patient lui-même.

Les comprimés effervescents combinent la facilité d’utilisation et de conservation des formes solides avec la rapidité d’action recherchée des formes liquides.

 
Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le Vendredi 27 Avril 2012 : 08h55
Mis à jour le Lundi 30 Avril 2012 : 12h05
Source : Pr Jean Gillard, Professeur de Technologie Pharmaceutique à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve.