Diabète: mieux vaut être fort en maths!

Diabétiques, à vos tables de multiplication! Une récente étude montre que les diabétiques peu enclins aux mathématiques sont aussi ceux qui contrôlent le moins bien leur diabète. Un lien étonnant? Pas forcément.
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Contrôle de math

Maladie chronique, le diabète touche 5% de la population francaise. Demandant un contrôle constant au niveau de l'alimentation et du traitement, le diabète requiert aussi une collaboration étroite entre médecins et patients. En effet, gérer une maladie chronique se ne réduit pas à prendre ses médicaments au bon moment. Dans le cas du diabète, il s'agit de surveiller son alimentation au jour le jour mais aussi, pour les diabétiques de type 1 et certains diabétiques de type 2, de contrôler régulièrement son taux de glycémie (taux de sucre dans le sang). Ce contrôle est effectué à l'aide d'un appareil d'automesure (qui donne la mesure de la glycémie à partir d'une goutte de sang prélevée à la pulpe du doigt) et permet d'adapter les doses d'insuline en fonction des résultats.

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Les bons élèves mieux armés

Une étude a montré que les patients qui n'étaient pas très bons en calcul étaient aussi ceux qui contrôlaient le moins bien leur diabète. Ces patients présentaient par ailleurs peu de comportements d'autogestion et une estime plus faible de leur propre efficacité. Chez ces patients, les faibles capacités en calcul étaient aussi couplées à de moins bonnes aptitudes de lecture et d'écriture. Les bons élèves seraient-ils donc mieux armés contre le diabète ? Certainement, car s'il n'est pas nécessaire d'être un génie des chiffres ou d'avoir la fameuse "bosse", un patient capable de calculer le nombre de calories qu'il y a dans un paquet de chips est déjà un "bon" patient ! De même, interpréter correctement les données de l'automesure lui permettra d'adapter correctement sa dose d'insuline ou, au besoin, de rectifier le tir au niveau de ses habitudes alimentaires. Des choses simples en apparence mais que nous sommes peu nombreux à devoir exploiter dans notre vie quotidienne, au contraire du diabétique auquel aucune erreur n'est permise

Publié le 15 Juillet 2008 | Mis à jour le 21 Octobre 2015
Auteur(s) : Julie Luong, journaliste santé