Diabète et conduite : gare à l’hypoglycémie !

Hypoglycémie et conduite ne font pas bon ménage. D’après une enquête menée conjointement par l’institut BVA, l’Association de prévention routière et le laboratoire pharmaceutique MSD France, si 1/4  des conducteurs diabétiques a déjà ressenti un symptôme d’hypoglycémie au volant, moins d’1 sur 2 avait été averti des risques que pouvait présenter le diabète sur sa conduite. Or, ce risque, bien que sous-estimé par la personne diabétique, s’avère pourtant contrôlable.

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Quelle personne diabétique est concernée ?

Si 2/3 des conducteurs diabétiques sont des hommes. 75 % d’entre eux sont âgés de 50 ans et plus : une réalité qui atteste que le conducteur diabétique est plus expérimenté que la moyenne des conducteurs Français qui plafonne à 45 % dans la même tranche d’âge. La pertinence d’un message de prévention prend dès lors tout son sens, même si les conducteurs diabétiques, très lucides sur la fragilité de leur santé (seuls 49 % se jugent en bonne santé), se sentent aptes à tenir le volant à 80 %.

Lorsque 27 % d’entre eux ont subi les symptômes de l’hypoglycémie, ils ont tout de même été 81 % à savoir les identifier… Mais seuls 60% déclarent modifier en conséquence leur conduite ! Pourquoi, alors, prendre ce risque en connaissance de cause ?

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C’est que la réponse n’est pas simple. La conduite automobile est une tâche complexe impliquant à la fois les capacités perceptives, motrices et cognitives. Les pathologies, handicaps ou posologies médicamenteuses sont des atteintes à la capacité de conduire, mais qui peuvent néanmoins trouver des parades permettant de poursuivre la conduite en toute sécurité.

Les règles de conduite de la personne diabétique

Lors d’un traitement pour le diabète de type 2 :

  • faire un contrôle de la glycémie toutes les deux heures,
  • ne pas prendre le volant sans faire de contrôle si vous pensez ressentir les symptômes d’une hypoglycémie,
  • éviter de faire une injection d’insuline rapide juste avant de prendre le volant…

En cas de traitement hypoglycémiant :

  • Toujours avoir un lecteur de glycémie à portée de main ;
  • Contrôler systématiquement votre glycémie avant de conduire et faire un contrôle toutes les deux heures sur la route ;
  • Prendre le volant seulement si votre glycémie est supérieure à 1 g/l
  • Anticiper la baisse de votre glycémie par une petite collation ;
  • Au moindre doute, vous arrêter dans un lieu sécurisé (aire de repos) pour faire un contrôle de votre glycémie capillaire, puis vous « resucrer » si nécessaire ;

Classification des médicaments selon le niveau de risque sur la conduite :

  • Niveau 1 : « Soyez prudent. Ne pas conduire sans avoir lu la notice. »
  • Niveau 2 : « Soyez très prudent. Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé. »
  • Niveau 3 : « Attention, danger ! Ne pas conduire. Pour la reprise de la conduite, demandez l’avis d’un médecin. »

Règle d’or : toujours avoir dans sa voiture un aliment ou une boisson sucrée !

Pour en savoir plus, demandez conseil à votre médecin et à votre pharmacien.

… Bonne route !

Publié par Isabelle Gayrard Auzet, Rédactrice en Chef le Vendredi 13 Novembre 2015 : 17h47
Mis à jour le Vendredi 13 Novembre 2015 : 18h02
Source : Vidal Reco, Diabète de type 2 : prise en charge initiale
HAS www.has-sante.fr
Association de prévention routière
Afssaps, information sur les médicaments et la conduite automobiles, septembre 2015.
MSD France
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