Les décès en France ont diminué de 14 % entre 2000 et 2008

Selon le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l’Inserm, la mortalité a diminué de 14 % entre 2000 et 2008. Les cancers sont toujours la première cause de décès tous âges confondus devant les maladies cardiovasculaires et les accidents.

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45 ans est l’âge charnière en matière de causes de décès. Avant cet âge, ce sont les décès évitables qui prédominent : accidents, suicides, complications de la grossesse ou de l’accouchement. Après, ce sont les cancers.

Entre 1 et 14 ans, les taux de décès ont baissé de 27 % entre 2000 et 2008, en grande partie en raison de la baisse des accidents mortels.

Entre 15 et 24 ans, les décès sont, dans 75 % des cas, masculins. Les accidents entraînent 43 % de ces morts, devant les suicides. Entre 2000 et 2008, les taux ont chuté de 29 % grâce à la forte baisse des accidents – de transport notamment.

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Entre 25 et 44 ans, les accidents et les suicides constituent les premières causes dedécès chez les hommes (environ 20 % des décès chacun). Chez les femmes, les tumeurs majoritairement du sein ou du poumon sont responsables de 37,5 % des décès. La mortalité par cancer du poumon a stagné pour elles entre 2000 et 2008 alors qu’elle a fortement diminué pour les hommes (-37 %).

La mortalité entre 45 et 64 ans est principalement due aux cancers : 54 % chez les femmes et 45 % chez les hommes. Le CépiDc observe une forte augmentation des décès par cancer du poumon (+76 %) et du foie (+40 %) chez les femmes du fait d’un tabagisme important.

Entre 65 et 84 ans, quel que soit le sexe, les décès dus aux maladies dégénératives ont nettement augmenté (+58 % pour la maladie d’Alzheimer, +11 % pour la maladie de Parkinson).

Après 85 ans, les maladies cardiovasculaires deviennent les premières causes de décès. La maladie d’Alzheimer constitue la troisième cause de décès pour les femmes et la quatrième pour les hommes.

Les diminutions les plus fortes concernent les pneumonies-grippes (-29 %), les accidents (-26 %), notamment de transport (-46 %), les maladies cardiovasculaires (- 24 %).

En revanche, la mortalité par la maladie d’Alzheimer montre la plus forte progression passant de la 11e place à la 4e place entre 2000 et 2008.

Publié le 18 Juillet 2011 | Mis à jour le 12 Août 2011
Auteur(s) : Hopital.fr