Consommer des œufs quotidiennement augmente-t-il le cholestérol ?
Le cholestérol de l’assiette n’agit pas seul
Faut-il jeter le jaune pour protéger ses artères ? Pour la plupart des personnes en bonne santé, cette exclusion systématique n’est pas nécessaire. Si le jaune contient du cholestérol, celui-ci ne se répercute pas automatiquement, ni dans les mêmes proportions, sur le taux sanguin.
L’organisme fabrique lui-même du cholestérol, notamment dans le foie, et ajuste en partie cette production aux apports alimentaires. Cette régulation varie toutefois selon les individus : elle ne constitue pas une protection absolue contre les excès.
La composition globale des repas joue également un rôle important. Les acides gras saturés, présents notamment dans le beurre, certaines charcuteries et les fromages, influencent le LDL-cholestérol. Il faut donc regarder l’ensemble de l’assiette, pas uniquement l’œuf posé dessus.[^1]
Ce que montre réellement l’étude de 2025
Un essai australien publié dans The American Journal of Clinical Nutrition en 2025 a comparé trois régimes alimentaires chez 61 adultes recrutés, dont 48 ont terminé toutes les phases. Chaque régime était suivi pendant cinq semaines.
Le régime comprenant deux œufs par jour et moins de graisses saturées a entraîné un LDL-cholestérol inférieur à celui du régime témoin, plus riche en graisses saturées et comprenant seulement un œuf par semaine.[^2]
Ce résultat souligne l’importance des graisses saturées, mais ne démontre pas que manger deux œufs quotidiennement protège des infarctus. L’essai était court, portait sur un nombre limité de participants et mesurait des marqueurs sanguins, pas des accidents cardiovasculaires. Les chercheurs ont aussi observé des changements dans la taille des particules LDL, qui compliquent l’interprétation.
Autrement dit, cette étude ne permet pas de promettre une amélioration du bilan lipidique simplement en ajoutant des œufs à ses habitudes.
Un œuf par jour : des données rassurantes, mais pas une garantie
Une publication du BMJ en 2020 a analysé trois cohortes américaines totalisant 215 618 participants, puis intégré ces résultats dans une méta-analyse regroupant environ 1,72 million de personnes.
Globalement, une consommation modérée, allant jusqu’à environ un œuf par jour, n’était pas associée à une augmentation du risque cardiovasculaire. Les résultats variaient néanmoins selon les populations étudiées.[^3]
Ces observations sont rassurantes, mais elles ne prouvent pas une innocuité absolue pour tous les profils ni pour des consommations beaucoup plus élevées. Les habitudes alimentaires, le tabagisme, l’activité physique et les maladies préexistantes influencent aussi le risque cardiovasculaire individuel.
Cholestérol élevé ou diabète : adapter plutôt qu’appliquer un quota automatique
En France, l’Assurance maladie recommande aux personnes présentant un excès de cholestérol de réduire les excès de graisses saturées et de modérer le cholestérol alimentaire, notamment celui des œufs et des abats. Elle conseille également davantage de fibres et des matières grasses insaturées.[^4]
En cas d’hypercholestérolémie familiale, de diabète ou d’antécédent cardiovasculaire, la quantité d’œufs doit donc s’intégrer à une stratégie personnalisée. Un plafond de « deux à quatre œufs par semaine » ne doit pas être présenté comme une règle universelle : le médecin ou le diététicien tient compte du LDL, des traitements et du reste de l’alimentation.
Autre idée à corriger : une augmentation du HDL, souvent appelé “bon cholestérol”, n’annule pas automatiquement celle du LDL. Un ratio apparemment favorable ne suffit pas à garantir l’absence de risque.[^5]
Quels repères retenir au quotidien ?
Santé publique France, sur Manger Bouger, indique que les œufs peuvent être consommés plusieurs fois par semaine, en alternance avec le poisson, la volaille, les autres viandes et les légumes secs.
Titre Google : Œufs et cholestérol : peut-on en manger tous les jours ?
Titre newsletter : Faut-il encore se méfier du jaune d’œuf ?
Chapô : Longtemps accusés de faire grimper le cholestérol, les œufs retrouvent leur place dans une alimentation équilibrée. Les études sont rassurantes pour une consommation modérée, mais elles ne justifient ni les excès ni les mêmes conseils pour tous.
Le cholestérol de l’assiette n’agit pas seul
Faut-il jeter le jaune pour protéger ses artères ? Pour la plupart des personnes en bonne santé, cette précaution systématique n’est pas nécessaire. Le jaune contient du cholestérol, mais la quantité consommée ne se traduit pas automatiquement par une hausse équivalente dans le sang.
Notre organisme fabrique lui-même du cholestérol et dispose de mécanismes de régulation. Leur efficacité varie toutefois selon les individus : l’alimentation, les caractéristiques génétiques et certaines maladies influencent la réponse observée.
Surtout, il faut considérer l’ensemble du régime alimentaire. Les excès de graisses saturées, présentes notamment dans le beurre, certaines charcuteries et les fromages, pèsent davantage sur le LDL-cholestérol que la seule présence d’un œuf dans l’assiette. Cela ne rend pas le cholestérol alimentaire sans effet chez tout le monde.[^1]
Ce que montre réellement l’étude de 2025
Un essai australien publié dans The American Journal of Clinical Nutrition a comparé trois régimes alimentaires chez 61 adultes, avec des périodes de cinq semaines. L’un comportait deux œufs par jour et peu de graisses saturées ; le régime de comparaison apportait davantage de graisses saturées, mais seulement un œuf par semaine.
Le LDL-cholestérol était plus bas après le régime associant œufs et faible apport en graisses saturées. Ce résultat souligne l’importance de la composition globale des repas, sans démontrer que les œufs font, à eux seuls, baisser le cholestérol.[^2]
L’essai reste de courte durée et porte sur un petit effectif. Il mesure des paramètres sanguins, pas la survenue d’infarctus. Les chercheurs ont également observé une augmentation des petites particules de LDL, qui complique l’interprétation du bénéfice cardiovasculaire éventuel. Présenter cette étude comme la preuve d’une innocuité absolue serait donc excessif.
Un œuf par jour : des données rassurantes, avec des limites
Une publication du BMJ en 2020 a analysé trois cohortes américaines totalisant 215 618 participants, puis intégré ces résultats à une méta-analyse regroupant plus de 1,7 million de personnes.
Dans l’ensemble, une consommation modérée, allant jusqu’à environ un œuf par jour, n’était pas associée à une augmentation du risque cardiovasculaire. Les résultats variaient néanmoins selon les populations étudiées.[^3]
Ces observations sont rassurantes, mais elles ne constituent pas une garantie individuelle. Elles ne permettent pas non plus de conclure que multiplier les œufs protège les artères. L’absence d’association retrouvée dans une étude n’équivaut pas à une absence de risque dans toutes les situations.
La prévention repose sur l’ensemble des facteurs de risque cardiovasculaire, dont le tabagisme, la tension artérielle, le diabète et le niveau de LDL-cholestérol.
Cholestérol élevé ou diabète : adapter les conseils
En France, l’Assurance maladie recommande aux personnes présentant un excès de cholestérol de réduire les graisses saturées et de modérer aussi le cholestérol alimentaire, notamment celui des œufs et des abats.[^4]
En cas d’hypercholestérolémie familiale, de diabète ou de maladie cardiovasculaire, mieux vaut définir les quantités avec un médecin ou un diététicien. Le conseil dépend du bilan lipidique, des autres aliments consommés et du traitement éventuel, plutôt que d’un plafond automatique de deux ou quatre œufs par semaine.
Autre idée à corriger : une hausse du HDL, souvent appelé « bon cholestérol », n’annule pas mécaniquement celle du LDL. Les recommandations européennes maintiennent la diminution du LDL au cœur de la prévention cardiovasculaire.[^5]
L’accompagnement et la cuisson comptent aussi
Les repères de Santé publique France permettent de consommer des œufs plusieurs fois par semaine, en alternance avec le poisson, la volaille, les légumes secs et les autres sources de protéines. Il n’est donc ni nécessaire de les exclure ni indispensable d’en manger quotidiennement.[^6]
Pour composer un petit-déjeuner équilibré ou un repas simple, une omelette aux légumes accompagnée de pain complet évite de faire systématiquement rimer œufs avec bacon, saucisses et beurre en quantité.
Enfin, la cuisson doit tenir compte du risque infectieux. Les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées doivent éviter les œufs crus ou peu cuits. L’Institut Pasteur recommande, pour les personnes vulnérables, une cuisson rendant le blanc et le jaune fermes. Les œufs à la coque ou mollets ne sont donc pas le meilleur conseil pour tous.
Source :
Assurance maladie, « Cholestérol et/ou triglycérides élevés : quel traitement ? », 8 janvier 2026.