Cancer chez l’enfant : préserver la fertilité !

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Myriam Daudin et Louis Bujan, chercheurs au Centre hospitalier universitaire Paule-de-Viguier de Toulouse et auteurs d’une publication dans la revue américaine Fertility and Sterility, soulignent les importants progrès qui restent à réaliser pour préserver la fertilité des jeunes malades atteints d’un cancer et devant subir de lourds traitements.

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Les traitements du cancer mettent en péril la fertilité des jeunes patient(e)s

Sous le choc de l’annonce du diagnostic de cancer (leucémie, lymphome, cancer du testicule…) et des traitements qu’il va falloir entreprendre, la thématique de la fertilité tend à passer au second plan. Or ces traitements de types chimiothérapies ou radiothérapies peuvent affecter la production des spermatozoïdes ou des ovules et rendre stérile. C’est pourquoi les équipes médicales ont pour obligation légale d’en informer les jeunes patients avant de débuter les traitements.

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Prélèvements et congélations des gamètes préservent la fertilité

Pour préserver la fertilité, il est possible d’effectuer au préalable des prélèvements puis de conserver par congélation ovules ou spermatozoïdes. On peut ainsi offrir plus tard, à des petits patients devenus grands, une chance de pouvoir malgré tout concevoir des enfants.

Or l’information délivrée n’est pas suffisante selon les auteurs de cette publication, car trop associée au diagnostic d’annonce du cancer. Pourtant, les recours à la conservation des spermatozoïdes et des ovules par les jeunes de moins de 15 ans se sont multipliés depuis les années 2000, comme en témoignent les données fournies par les 23 centres régionaux Cecos (Centres d'études et de conservation des œufs et du sperme) habilités en France. L’information et la prise de conscience par les patients et les professionnels soignants doivent donc encore progresser…

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 16 Février 2015 : 11h11
Mis à jour le Lundi 16 Février 2015 : 11h33
Source : Daudin M. et coll., Fertility and Sterility, 2015 Feb;103(2):478-486.e1, doi: 10.1016/j.fertnstert.2014.11.012, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25527232.
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