La BPCO : vous connaissez ?

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À l’occasion de la Journée mondiale de ce 19 novembre 2014, l’Association BPCO alerte sur une maladie grave toujours peu connue du grand public : la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO).

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BPCO : deux patients sur trois non diagnostiqués

Selon l’Association BPCO, cette maladie grave est la grande oubliée de la future Loi de Santé Publique, pourtant basée sur la prévention. En effet, les facteurs de risque de la BPCO sont bien connus et « relativement faciles à prévenir ». Il s’agit en premier lieu du tabagisme. Parmi les autres facteurs : les expositions à la pollution atmosphérique et professionnelle.

La BPCO touche près de 4 millions de Français et tue chaque année 17.500 personnes, soit 4 fois plus que les accidents de la route !

En l’absence de toute considération, la BPCO « continue de progresser dans le silence ». C’est ainsi que la majorité des cas ne sont ni dépistés ni traités : « plus de 2 malades sur 3 ne sont pas diagnostiqués ». D’ailleurs, selon une enquête menée à l’occasion de la Journée mondiale de la pneumonie, « seul un Français sur cinq en a déjà entendu parler ! ».

Comment diagnostique-t-on la BPCO ?

C’est extrêmement simple : il suffit de consulter son médecin, lequel peut réaliser lui-même une mesure du souffle à l’aide d’un petit appareil. À défaut, il peut recommander de prendre contact avec un confrère pneumologue.

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Qui est à risque ? Le fumeur et l’ancien fumeur. En effet, 80 % des BPCO sont liées au tabagisme. Dans les autres cas, on retrouve une exposition à la pollution atmosphérique et professionnelle. Les antécédents d’infections respiratoires constituent aussi un des facteurs de risque.

Les symptômes d’alerte : la BPCO est très insidieuse, c’est-à-dire qu’elle évolue durant de longues années avant de se manifester. Et ensuite, les premiers signes sont le plus souvent banalisés car attribués à tort à des symptômes « normaux » liés au tabagisme. C’est une erreur : une toux matinale systématique accompagnée de crachats doit amener à consulter sans délai. S’installent ensuite, un sifflement, un essoufflement à l’effort puis au repas, un épuisement, des infections à répétition…

Selon l’OMS, le nombre de décès attribuables à la BPCO pourrait augmenter de plus de 30 % dans les dix ans à venir… Il est «urgent de répondre au défi économique et humain que représente cette grave maladie ! »

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 19 Novembre 2014 : 05h28
Mis à jour le Mercredi 19 Novembre 2014 : 09h45
Source : Communiqué de presse de l’Association BPCO, 7es Rencontres de l’Association BPCO, 12 novembre 2014.
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