Un baiser transmet 80 millions de bactéries !

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Par humour, ce titre est volontairement effrayant. Mais en réalité (ou plutôt dans la pratique), s’embrasser est particulièrement bénéfique. En premier lieu, les baisers contribuent à renforcer nos défenses immunitaires. Mais pas seulement….

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Les baisers stimulent l’immunité

Selon des chercheurs hollandais, lors d’un baiser, 80 millions de bactéries buccales sont transférées. Au cours de cette étude, la flore buccale d’une vingtaine de couples a été soigneusement analysée à partir de prélèvements salivaires. Résultat, plus un couple s’embrasse longtemps et fréquemment, plus leur flore buccale se ressemble : elle devient similaire à partir de 9 baisers intimes par jour. Les chercheurs ont ensuite fait boire un cocktail spécial contenant toutes sortes de bactéries probiotiques, dont des Lactobacillus et Bifidobacterium, comme celles contenues dans les yaourts, à l’un des membres du couple juste avant un long baiser de 10 secondes : au cours de cet unique baiser, 80 millions de bactéries ont été échangées.

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Bonne nouvelle, ce transfert bactérien n’est pas préjudiciable, il contribue au contraire à stimuler nos défenses immunitaires.

Les autres bienfaits du baiser

Un baiser intime active un nombre impressionnant de muscles du visage. Cette stimulation régulière tonifie et aide à lutter contre les rides.

S’embrasser augmente la production salivaire. Or la salive contribue à la santé buccodentaire et à la prévention des caries.

Le baiser provoque la sécrétion de nombreuses hormones, notamment l’ocytocine et l’endorphine impliquées dans le bien-être. Autrement dit, les baisers sont antidépresseurs et antistress. Enfin, le baiser est aussi bénéfique aux autres : les enfants des couples qui s’embrassent souvent, témoignant ainsi de leur amour, sont plus empathiques que les autres et plus heureux.

Mots-clés : Baiser, Bacterie, Immunite
Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 18 Novembre 2014 : 08h47
Mis à jour le Mardi 18 Novembre 2014 : 09h28
Source : Remco Kort et al., Microbiome, 2014, 2:41, doi:10.1186/2049-2618-2-41.
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