L’aspirine pourrait aussi prévenir les cancers digestifs

Publié le 07 Août 2014 par Rédaction E-sante.fr
Une nouvelle étude confirme l’efficacité de l’aspirine contre certains types de cancers. Sont concernés les cancers du côlon, de l’œsophage et de l’estomac.Une seule condition : prendre une dose d’aspirine tous les jours pendant de nombreuses années.
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De l’aspirine contre les cancers digestifs

Cette étude sur l’aspirine et les cancers digestifs a la particularité de montrer que les bénéfices de ce médicament sont supérieurs aux effets indésirables. En effet, employé depuis plus d’une centaine d’années contre la fièvre et la douleur, l’aspirine a aussi pour effet de fluidifier le sang, d’où son utilisation plus récente en cardiologie pour prévenir les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Mais cette propriété peut aussi constituer un inconvénient en augmentant dans certains cas le risque d’hémorragie. On retiendra que même en matière d’aspirine, surtout lorsqu’il s’agit d’une prise quotidienne, il ne faut pas oublier de bien peser les avantages et les inconvénients.

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Et les bénéfices semblent aujourd’hui clairement en faveur de la prévention des cancers digestifs.

En effet, la prise quotidienne d’aspirine à la dose de 75-100 mg, pendant 10 ans, entre les âges de 50 et 65 ans, aboutit à une réduction du risque de cancer colorectal de 35% et des décès de 40%. Concernant les cancers de l’œsophage et de l’estomac, ces réductions sont de 30% pour le risque et de 35 à 50% pour les décès, selon une analyse de la littérature sur ce sujet. Après un savant calcul, les chercheurs concluent que si toutes les personnes de 50 à 65 ans prenaient tous les jours une dose d’aspirine pendant 10 ans, le nombre de cancers, d’AVC et d’infarctus serait réduit de 8% !

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Attention avec l’aspirine

Avant d’en venir à une plus large utilisation de l’aspirine et notamment de préconiser ce médicament en prévention des cancers digestifs, d’autres études sont nécessaires. Il faudrait notamment définir le dosage optimal et mettre en place un protocole permettant d’identifier les personnes les plus à risque d’effets secondaires, notamment de saignements ou d’hémorragies internes.

En attendant, pas question de prendre tous les jours de l’aspirine de son propre chef. Seul le médecin jugera opportun, et au cas par cas, de faire bénéficier son patient d’un traitement chronique par aspirine.

Source : Cuzick J. et al., Ann. Oncol., 2014 Aug 5. pii: mdu225, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25096604 v/pubmed/25096604
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