Anti-inflammatoires : quelques règles pour un bon usage !

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), prescrits notamment pour lutter contre les rhumatismes, sont suspectés d'augmenter le risque cardiovasculaire. Une réévaluation est en cours. En attendant les conclusions, c'est l'occasion de rappeler ce que sont les AINS, leurs indications et contre-indications.
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AINS et risque cardiovasculaire

Depuis octobre 2005, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments particulièrement surveillés car ils peuvent augmenter les risques d'insuffisance cardiaque, d'hypertension artérielle, de complications digestives et d'atteintes cutanées graves.

L'objectif est donc d'évaluer précisément et régulièrement le rapport bénéfice/risque de ces spécialités pharmaceutiques.

Afin de tenir compte des nouvelles données cliniques et pharmacologiques, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient de demander à l'Agence européenne du médicament (EMEA) une réévaluation. En effet, les dernières études suggèrent une élévation du risque d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral en cas d'utilisation régulière et à long terme d'AINS.

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Dans l'attente des conclusions, lesquelles pourraient donner lieu à de nouvelles recommandations, l'Afssaps a souhaité rappeler les règles de bon usage des AINS. Ils doivent notamment toujours être utilisés à la dose minimale efficace et sur un laps de temps le plus court possible.

Qui sont les AINS ?

Les AINS représentent une vaste classe de médicaments répartis en deux grandes catégories :

  • AINS classiques : diclofenac, etodolac, ibuprofen, indomethacin, ketoprofen, ketorolac, meloxicam, nabumetone, naproxen, nimesulide et piroxicam. Ces molécules sont susceptibles de se trouver à des doses très variables dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques : Toprec®, Expanfen®, Advil®, Antarène®, etc.

  • Les coxibs (Celebrex®, Vioxx®, Bextra®, lesquels sont spécifiques dans le traitement de l'arthrose ou de la polyarthrite.

Publié le 02 Octobre 2006
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Communiqué de presse de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 26 septembre 2006.