Anti cancer : le livre de David Servan Schreiber

Quand David Servan Schreiber nous explique comment prévenir et combattre les cancers, il sait de quoi il parle : cela fait quinze ans qu'il lutte contre son propre cancer, une tumeur du cerveau. Et cela fait quinze ans qu'il s'informe et essaye sur lui toutes les solutions anti-cancer scientifiquement démontrées. Un travail prodigieux qui donne aujourd'hui un livre formidable pour tous ceux qui ne veulent pas baisser les bras face à cette maladie.
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Tout commence aux Etats-Unis, il y a 15 ans. Chercheur en Neurosciences, David Servan Schreiber attend un volontaire pour lui pratiquer une IRM cérébrale dans le cadre d'une expérience. Comme celui-ci ne vient pas, il prend sa place On lui découvre une tumeur au cerveau assortie d'un pronostic sombre. Ceux qui ont vécu l'annonce brutale d'un cancer peuvent imaginer la détresse qu'il ressent. Ils comprennent aussi que sa vie va complètement être bouleversée.Décidé à lutter pied à pied, David Servan Schreiber s'engage dans une oeuvre de longue haleine pour comprendre comment se battre. Son credo ? Comme toute cellule de notre corps, les cellules cancéreuses se construisent avec ce que nous leur donnons, soit en mangeant, soit en bougeant, soit en pensant.

Ne manger que ce qui est bon

Notre diététique est constituée d'aliments pro-cancers et d'aliments anti-cancers. Les pro-cancers favorisent l'inflammation, l'élévation de la glycémie et la croissance des nouveaux vaisseaux. Les autres s'opposent à ces trois effets. Par exemple, les oméga-3 contenus dans les poissons sont anti-inflammatoires, alors que les oméga-6 contenus dans certaines huiles (tournesol, arachide, soja) sont pro-inflammatoires. Par exemple, les céréales raffinées comme le pain blanc provoquent des pics de glycémie, alors qu'avec le pain multi-céréales, l'élévation du taux de sucre dans le sang est plus modérée.Surtout, certains fruits et légumes sont des agents anti-cancers, comme les choux, l'ail, les oignons, les poireaux qui sont de véritables chimiothérapies naturelles. David Servan Schreiber reprend alors toutes les études scientifiques disponibles, dont celles du Pr Richard Beliveau, ce chercheur en cancérologie canadien qui a étudié dans ce but nombre d'aliments un par un.

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Bouger beaucoup et penser sereinement

Si nos cellules se construisent avec ce que nous leur donnons comme nutriments, elles dépendent aussi des sollicitations résultant de nos actions et de nos pensées. Avec l'activité physique, nos calories sont mobilisées et nos cellules épurées. En bougeant, nos idées noires ou stressantes ont moins d'espace et c'est notre cerveau qui produit moins d'hormones de stress. Car notre cerveau est intimement lié au reste de notre corps échangeant avec lui par diffusion d'hormones ou d'influx nerveux. Faire le vide en soi, se relaxer, mettre le rythme de son coeur en cohérence, méditer, faire du yoga, prier, deviennent aussi de nouvelles manières de se soigner, toutes ces méthodes contribuant à ralentir la progression des cellules cancéreuses.

 
Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 01 Octobre 2007 : 02h00
Source : " Anticancer " de David Servan Schreiber, éditions Robert Laffont 2007.