L'amniocentèse : quels dangers pour le bébé ?

L'amniocentèse permet d'examiner les chromosomes du foetus, notamment lorsque l'on suspecte une trisomie 21. Il existe un rapport bénéfice/risque qui doit être soigneusement analysé par le médecin. Le principal risque est représenté par la fausse-couche.
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Une amniocentèse est généralement pratiquée lorsque l'on suspecte une trisomie 21 car cette technique permet d'examiner les chromosomes du fœtus. Cependant, la part des bénéfices comparé aux risques éventuels que fait encourir cette méthode doit être précisément évaluée par le médecin. Le principal risque de l'amniocentèse est d'entraîner une fausse-couche. Réalisée au 4ème mois de grossesse, ce risque est estimé à 1/250. En règle générale, plus l'amniocentèse est pratiquée tardivement, plus le risque s'atténue.

Quel mécanisme ?

Dans la majorité des cas, il s'agit d'une rupture de la poche des eaux. Généralement, l'orifice causé par l'aiguille lors du prélèvement se colmate très rapidement. Cependant, parfois, le trou met plus de temps à se reboucher, entraînant alors une fuite du liquide amniotique. Dans des cas très rares, la fausse-couche peut être due à une infection. En effet, malgré les précautions d'asepsie, il est possible qu'un germe s'infiltre dans le liquide amniotique lors de la ponction.

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D'autres complications, mais exceptionnelles

De façon très exceptionnelle, d'autres complications peuvent survenir :

  • lorsque la mère est séropositive (porteuse du virus du Sida, de l'hépatite B ou C), il existe un risque très faible de transmission de l'infection au foetus ;
  • l'aiguille employée pour le prélèvement peut blesser le foetus. Réalisé sous échographie afin de limiter cette éventualité, il existe cependant toujours un risque de piquer le foetus si celui-ci se met à bouger. L'aiguille peut alors toucher le cordon ombilical, provoquant une hémorragie puis la mort du foetus ;
  • si la mère appartient au groupe sanguin rhésus négatif, elle reçoit une injection d'anticorps afin de diminuer les risques d'incompatibilité.
Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 02 Juillet 2001 : 02h00