6 médicaments contiennent des nanoparticules de titane

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Difficile d'échapper aux nanoparticules. Celles en titane ont été retrouvées dans plusieurs médicaments très utilisés, d'après 60 Millions de consommateurs.

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Dans les confiseries, les gâteaux… et même les médicaments ! Les nanoparticules sont partout. C'est ce que révèle le magazine 60 Millions de consommateurs dans son dernier numéro. D'après ses analyses, six médicaments contiennent des particules de dioxyde de titane.

Les nanoparticules en question, c'est le fameux additif E171. Et il est présent dans des médicaments très largement utilisés, puisque le magazine les a retrouvés dans deux antalgiques à base de paracétamol – dont le Doliprane®, un anti-inflammatoire en vente libre, mais aussi un médicament de phytothérapie, un antiallergique et un traitement des douleurs spasmodiques digestives.

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Dans ces spécialités, les nanoparticules sont présentes de manière infinitésimale. "Les dimensions sont de l'ordre du milliardième de mètre", indique 60 Millions de consommateurs. Si la présence est clairement indiquée sur les notices, la mention "nano" est, en revanche, systématiquement absente.

Des évaluations sont en cours

Au vu de ces éléments, le magazine recommande aux usagers d'éviter ces six médicaments quand c'est possible. Et demande aux autorités de rendre obligatoire la mention "nanoparticules" sur les produits de santé.

Cette inquiétude est motivée par une étude réalisée par l'Institut national de la recherche agronomique, publiée en janvier 2017. Les expériences sur le rat ont révélé des effets majeurs sur la santé des animaux exposés au dioxyde de titane.

Sous forme de nanoparticules, il franchit la barrière intestinale pour se retrouver dans le sang. Chez les rongeurs qui ont reçu l'additif, les chercheur.e.s ont ainsi constaté plus de troubles du système immunitaire. Et 4 sur 10 ont développé des lésions précancéreuses au niveau du côlon.

Face à ces résultats, le ministère de la Santé avait saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Six mois plus tard, elle a remis son avis. Celui-ci a rappelé que, depuis juin 2017, le dioxyde de titane est considéré par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) comme "une substance cancérogène par inhalation de catégorie 1B", c'est-à-dire comme un cancérogène supposé pour l'homme.

Cette année, l'Anses devra évaluer les risques du dioxyde de titane pour la santé humaine. Elle a également commandé des études sur la dose journalière admissible.

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