4 questions-réponses sur l'incontinence urinaire

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Près de 6 millions de Francaises seraient concernées par l'incontinence urinaire. Mieux vaut être bien informée pour prévenir cette affection gênante et handicapante, et sinon consulter le plus tôt possible dès les premiers signes d'incontinence urinaire.

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Quels sont les facteurs qui favorisent la survenue d'une incontinence urinaire ?

L'accouchement est peut-être le facteur de risque le plus connu. C'est en raison d'un risque accru d'incontinence urinaire ultérieure que des séances de rééducation du périnée sont systématiquement prescrites aux femmes qui viennent d'accoucher.

La pratique intensive d'un sport, particulièrement si ce sport implique des impacts répétés (la course à pied par exemple), représente un facteur de risque important chez les femmes jeunes. Le surpoids, en accentuant la pression exercée sur le périnée, augmente aussi le risque d'incontinence urinaire. Enfin, la ménopause (la chute hormonale affaiblit le périnée) est un facteur de risque à part entière. En fait, tout ce qui contribue à distendre le périnée met en péril la fonction de retenue des urines. Bonne nouvelle, cette distension peut être prévenue ou enrayée par la rééducation périnéale.

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La technique du " stop pipi " est-elle recommandée en prévention de l'incontinence urinaire ?

Non, le " stop pipi ", qui consiste à bloquer le jet urinaire lors de la miction, est fortement déconseillé. A la longue, cette contraction volontaire en milieu de miction dérègle l'appareil urinaire. Certaines personnes peuvent être amenées à conseiller cette pratique, mais toujours exceptionnellement, dans le but de prendre conscience de ce muscle appelé périnée et à apprendre à le contracter. En effet, certaines femmes ont du mal à localiser leur périnée, le confondant avec les abdominaux ou les fessiers. Le fait de bloquer les urines lors de la miction de façon exceptionnelle aide à localiser ce muscle et à comprendre comment le faire travailler.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 15 Février 2010 : 01h00
Mis à jour le Mardi 12 Avril 2016 : 18h32
Source : Association française d'urologie, février 2010.