Ce billet fait partie du blog "Le blog de la Rédaction".

Le stress dangereux ? Celui que nous ressentons comme mauvais pour notre santé

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 04 Novembre 2013 : 14h11
Mis à jour le Vendredi 08 Novembre 2013 : 15h05
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Nous sommes tous stressés !

C’est en grande partie vrai, d’autant plus que la société moderne nous pousse à toujours plus de productivité personnelle ou professionnelle. Mais quand faut-il s’inquiéter et faire vraiment ce qu’il faut pour se relaxer ?

Une étude originale nous apprend que dès lors que nous ressentons que le stress est mauvais pour notre santé, il représente un véritable risque.

D’où l’importance de bien s’écouter…

Nous sommes tous différents. Certains supporteront d’importants stress sans dommage, alors que d’autres seront malades avec de petits stress.

Qu’est-ce qui fait la différence ?

Tout simplement le fait de ressentir, ou pas, que le stress a un impact très négatif sur notre santé, répond le Pr Nabi. Dans son étude il a en effet suivi pendant plus de 18 ans, 7.268 personnes dont 352 décédèrent d’un infarctus. Il était régulièrement demandé à chacune d’entre elles quel était le niveau d’impact de leur stress sur leur santé. Il en ressort que celles qui estimaient que le stress avait beaucoup d’impact sur leur santé ont effectivement vu leur risque de faire un infarctus être plus que doublé.

Ce qui compte, c’est ce que l’on ressent

Autrement dit, il n’est pas forcément besoin de mesurer notre niveau de stress, dès lors que notre façon de le supporter sera très variable en fonction de notre profil. Mais si nous ressentons que le stress que nous éprouvons est mauvais pour notre santé, alors il faut tout simplement prendre des mesures adéquates. Et le plus tôt sera le mieux, car l’étude du Pr Nabi nous confirme qu’il faut croire les signes que nous envoie notre organisme.

Bien sûr, le mieux est de repérer la source de notre stress et de s’y attaquer. Mais cela n’est pas toujours évident, surtout que la cause numéro 1 de stress aujourd’hui est le manque de temps. Les journées ne font que 24 heures !

Apprendre à s’organiser face au stress

Voyons néanmoins comment s’y prendre :

  • Réfléchir aux contextes que nous subissons et qui nous stressent car nous devons accomplir des choses malgré un manque de temps ou de moyens. Par exemple au travail, n’acceptons plus une charge de plus si ce n’est plus possible ou demandons un délai. Une réflexion sur une réorganisation du travail peut aussi être envisagée avec son manager, dès lors qu’on lui explique que l’on aimerait voir avec lui comment faire mieux en stressant moins. Idem à la maison où le partage des tâches peut vraiment soulager.
  • Ne pas rester seul : le stress et la solitude font un très mauvais ménage qui augmente notre sentiment d’impuissance et nous fait du mal. Pouvoir parler du stress que l’on vit avec ses voisins de bureau, sa famille, ses amis est vraiment important.
  • Réfléchir aux activités qui nous font du bien et à celles qui nous font du mal.

    Nous manquons de temps, certes, mais de quoi remplissons-nous nos journées ? Regarder un journal télévisé avec son lot de mauvaises nouvelles ou bien lire un journal ? Sortir se promener même s’il pleut un peu ou tourner en rond chez soi, faire des recherches tardives sur Internet ou dormir plus tôt ?

  • Apprendre à se relaxer et trouver la méthode qui nous convient.

    On peut dans ce but consulter un sophrologue ou un psychologue TCC afin de bien comprendre les méthodes de relaxation et s’entraîner à bien les faire. La pratique du Yoga et du Tai Chi sont tout aussi bénéfiques. L’initiation à la pleine conscience est aussi très efficace, d’autant plus qu’elle nous montre comment savoir vivre au présent peut vraiment nous soulager, tant du passé que nous ruminons, que du futur qui nous préoccupe.

  • Consulter un psychologue ou psychiatre formé aux thérapies comportementales et cognitives pour repérer avec lui nos comportements problèmes et nos pensées parasites, qui entretiennent inutilement le stress. Par exemple, vouloir tout faire vite, être trop impatient, est typique des personnalités de type A, plus exposées aux infarctus. Pourquoi faire ses courses en courant ? On ne gagne que 5 minutes au bout du compte. Pourquoi ne pas cuisiner tranquillement en écoutant la radio ? Pourquoi penser tout le temps qu’on n’y arrivera pas ?
Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 04 Novembre 2013 : 14h11
Mis à jour le Vendredi 08 Novembre 2013 : 15h05
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