La prothèse de hanche : attendre ou pas...

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Mercredi 30 Avril 2003 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 08 Octobre 2015 : 16h57
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L'arthroplastie de la hanche, c'est-à-dire le remplacement de l'articulation par une prothèse, est aujourd'hui très codifiée et les indications sont multiples. Des symptômes à l'opération, il se passe souvent une période d'observation de durée variable. L'intervention chirurgicale est le plus souvent nécessaire. Il faut alors trouver le bon moment : ni trop tôt, ni trop tard.

Articulation de la hanche : les symptômes de la coxarthrose

La destruction plus ou moins rapide de l'articulation de la hanche est le plus souvent le fait de l'arthrose (coxarthrose).

  • Typiquement, la douleur se situe au pli de l'aine, parfois se dirige à l'avant de la cuisse.
  • Son apparition est progressive et ne survient initialement qu'après (ou pendant) une activité physique.
  • Elle s'accompagne parfois d'une boiterie par évitement de l'appui.
  • De façon moins typique, la douleur peut se projeter dans la fesse ou isolément, à l'avant du genou.
  • L'évolution se fait souvent par crises ou poussées arthrosiques pouvant faire mal au repos (la nuit), mais qui répondent généralement bien à un traitement par anti-inflammatoires.

Quel est le bon moment pour opérer et poser une prothèse de hanche ?

Il n'y a pas de consensus dans les critères d'intervention, mais il est particulièrement difficile de choisir le moment idéal.

La radiographie n'est en effet pas suffisante pour prendre la décision : d'autres éléments, comme la tolérance de la douleur, les nécessités de la vie personnelle, familiale et professionnelle, seront considérés avec la même importance.

La question de la mise en place d'une prothèse de hanche se posera après une période d'observation, de quelques mois à quelques années.

En moyenne, la prothèse de hanche est posée sept ans après le début de la coxarthrose. Pour un patient sur deux, ce délai est raccourci à deux ans après les premières douleurs.

L'âge n'est pris en compte que de façon indirecte : on hésite à intervenir chez un patient « trop jeune », car le matériel posé risque de devoir être remplacé (usure des matériaux), même si aujourd'hui les techniques ont fortement évolué. Inversement, on hésite également à opérer un patient très âgé, surtout lorsque d'autres affections augmentent le risque opératoire.

Finalement, quand les difficultés deviennent quotidiennes, sans effet suffisant des traitements médicamenteux, la maladie articulaire est jugée sévère.

Les chirurgiens utilisent volontiers un questionnaire, servant de base de réflexion. Cet outil donne un indice reconnu comme fiable dans la littérature médicale : c'est l'indice de Lequesne.

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Mercredi 30 Avril 2003 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 08 Octobre 2015 : 16h57
Source : Pasquet C. Diagnostiquer une coxarthrose et prendre une décision chirurgicale. Concours médical 2002 ; 124(37) : 2439-2444. Galey C. Coxarthrose, de nouveaux facteurs de risque identifiés. Panorama du médecin, mars 2003 ; 4883 : 27-28.
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