L’origine de la maladie de Parkinson décryptée

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 11 Juin 2015 : 14h47
Mis à jour le Jeudi 11 Juin 2015 : 15h12

Jusqu’à présent inconnue, l’origine de la maladie de Parkinson a été percée par une équipe de chercheurs franco-belges du CNRS. Cette maladie neurologique chronique dégénérative serait liée à des protéines présentes sur les neurones.

L'alpha-synucléine, une protéine à l’origine de la maladie de Parkinson

En France, la maladie de Parkinson affecte 1% des personnes de plus de 65 ans, soit quelque 100.000 personnes, avec 8.000 cas diagnostiqués chaque année. Cette maladie neurodégénérative affecte une petite structure cérébrale composée de neurones dopaminergiques et induit des symptômes divers, dont les plus connus sont les tremblements, mais aussi : lenteur, raideur musculaire, troubles digestifs, urinaires, etc.

Si l’on sait que les malades produisent de moins en moins de dopamine, hormone indispensable au contrôle des mouvements, on ne connaissait pas en revanche son origine, d’où l’importance de la découverte de cette équipe de chercheurs.

Ils ont mis en évidence dans le cerveau la présence d’une protéine indispensable à la communication entre les cellules nerveuses, dénommée l'alpha-synucléine, et formant des amas en forme de ruban ou de fibres. Selon la forme exacte de ces protéines à la surface des neurones, différentes maladies neurologiques sont développées, dont la maladie de Parkinson.

Injectés dans le cerveau de rat, ces agrégats d'alpha-synucléine se sont révélés toxiques pour les neurones et ceux qui ont reçu les protéines en forme de fibres ont développé une maladie de Parkinson.

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Nouvelles perspectives de traitement et de dépistage de la maladie de Parkinson

La meilleure connaissance des mécanismes de propagation des agrégats de l'alpha-synucléine pourrait ouvrir la voie vers de nouvelles thérapeutiques avec par exemple la mise au point d’anticorps capables d’empêcher ou de ralentir la formation des agrégats, ou vers des outils de diagnostic plus précis, permettant un dépistage plus précoce des patients.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Jeudi 11 Juin 2015 : 14h47
Mis à jour le Jeudi 11 Juin 2015 : 15h12
Source : W. Peelaerts, L. Bousset, A. Van der Perren, A. Moskalyuk, R. Pulizzi, M.Giugliano, C. Van den Haute, R. Melki, V. Baekelandt. α-Synuclein strains cause distinct synucleinopathies after local and systemic administration, Nature, 10 juin 2015. DOI : 10.1038/nature14547, http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4077.htm.
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