Médicaments et soleil : les précautions à prendre avant de s’exposer

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Jeudi 05 Juillet 2018 : 12h03

Bronzer, oui, mais pas à n'importe quel prix. Les personnes prenant un traitement médicamenteux doivent d'abord vérifier que leur traitement ne favorise pas une réaction exagérée aux rayons du soleil, rappelle l'ANSM.

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L'hiver a été particulièrement long pour la plupart des Français et des Françaises. C'est donc avec soulagement que nous accueillons le beau temps et la chaleur. Quitte à se ruer dans les jardins publics.

Mais attention à ne pas verser dans l'imprudence pour autant, rappelle l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un point d'information. "Certains médicaments peuvent entraîner des réactions anormalement exagérées de la peau en cas d’exposition au soleil."

Les médicaments concernés par ce phénomène,  qualifié de photo-sensibilisation, sont plutôt variés : antibiotiques, anti-inflammatoires, anti-histaminiques, anti-dépresseurs, sédatifs, mais aussi traitements locaux (anti-acnéiques, antimycosiques, anti-allergiques, etc). La liste complète est disponible sur le site de la Société Française de Dermatologie.

Rougeurs et démangeaisons

Toutes les personnes sous traitement chimique sont donc invitées, avant de faire bronzette, à vérifier la notice de leur médicament. Celle-ci indiquera un éventuel risque de photo-sensibilisation. Un pictogramme est généralement ajouté sur la boîte. S'il existe, mieux vaut éviter les rayons solaires.

Si ce n'est pas possible, il est vivement recommandé de protéger les zones à risque à l'aide d'un vêtement. Une crème solaire à indice de protection élevé (50+) est également possible, bien que cette mesure barrière soit moins efficace qu'un vêtement.

En cas de réaction cutanée, l'arrêt immédiat du traitement est conseillé. Les signes ressemblent fortement à un coup de soleil : rougeur, démangeaison. Elles témoignent en fait d'une réaction démesurée de l'organisme face à l'exposition, qui se produit quelques heures après celle-ci.

Si le traitement est pris par voie générale, toutes les zones exposées seront touchées. S'il est local (gel antibiotique ou anti-inflammatoire, par exemple), la réaction sera limitée à la zone en contact avec le médicament.

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Quels sont les risques ?

Un traitement photo-sensibilisant peut avoir deux effets sur la peau lorsqu'elle est exposée au soleil. Le premier est la photo-toxicité. L'épiderme rougit sous l'effet des rayons solaires (réels ou artificiels), comme pour un coup de soleil.

D'autres médicaments peuvent induire une photo-allergie, qui se développe généralement au bout de 7 jours d'exposition. Les symptômes ressemblent alors beaucoup à de l'eczéma ou de l'urticaire, avec des lésions cutanées se présentant sous formes de plaques rouges et douloureuses qui mettent du temps à disparaître.

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