Infarctus : la course pour la vie

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 06 Septembre 2011 : 12h45
Mis à jour le Mardi 06 Septembre 2011 : 12h47

Une enquête européenne révèle que trop peu de Français reconnaissent les premiers signes del’infarctus et appellent les secours en composant le 15 (Samu). Résultat, il s’écoule en moyenne plus d’une heure avant que les patients bénéficient d’une prise en charge. Or en matière d’infarctus, chaque seconde compte pour limiter les séquelles et changer le pronostic. Afin d’améliorer cette situation, la Société française de cardiologie et le Samu lancent une campagne : « Infarctus : la course pour la vie ».

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Reconnaître les signes de l’infarctus et composer immédiatement le 15

Les consignes sont les suivantes : en cas de symptômesévocateurs d’infarctus du myocarde (et même en cas de doute), ne perdez pas de temps à contacter votre médecin ou cardiologue, composez directement le 15.

Ce service permettra dans un premier temps de « bien identifier le problème, car toute douleur ne signifie pas forcément qu’un infarctus se prépare ». Ensuite, une fois le diagnostic posé, « le compte à rebours démarre », ce qui signifie que tous les délais d’intervention doivent être réduits au maximum pour augmenter l’efficacité de la prise en charge. L’ambulance du Samu se rend auprès du patient et l’équipe accomplit les premiers gestes d’urgence. Le patient est directement conduit en cardiologie et hémodynamique où ses artères pourront être débouchées, intervention qui limite les séquelles irréversibles.

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Une campagne : « infarctus, la course pour la vie »

La campagne menée conjointement par la Société française de cardiologie, la Société de médecine d’urgence et le SAMU, a un double objectif :

1) Apprendre aux patients à reconnaître les signes, les facteurs de risques* et à composer immédiatement le 15 ;

2) Améliorer le circuit de prise en charge optimale, en impliquant notamment les médecins de ville et les cardiologues.

* Dans 80 % des cas, les malades ne connaissaient pas les facteurs de risque : 43% sont liés à l’hypertension ; 21% au diabète ; 45% au tabagisme et 20% à l’obésité. Quant aux 20 % de malades davantage sensibilisés, ils ont déjà connu une alerte…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 06 Septembre 2011 : 12h45
Mis à jour le Mardi 06 Septembre 2011 : 12h47
Source : Communiqué du réseau CHU, étude européenne « Stent for life », septembre 2011.
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