Grossesse et pré-éclampsie : des symptômes à reconnaître

L’APAPE (Association de prévention et d’actions contre la pré-éclampsie) lance pour la première fois en France le mois de la sensibilisation à la pré-éclampsie. Cette affection qui touche chaque année 40.000 femmes enceintes, est une cause majeure de morbidité et de mortalité maternelles, fœtales et néonatales.
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La pré-éclampsie : 2e cause de décès maternels

 

Selon l’OMS, la pré-éclampsie touche 8.370 000 femmes dans le monde chaque année et est responsable de 64.000 décès, dont une vingtaine en France et 15 % des naissances prématurées.

 

Elle est responsable d'un tiers des naissances de grands prématurés et reste la 2e cause des décès maternels, après les hémorragies de la délivrance.

 

La pré-éclampsie est une affection développée uniquement pendant la grossesse, qui se caractérise par une élévation de la pression artérielle (hypertension supérieure à 14/9 mmHg) après la 20e semaine d’aménorrhée et par l'apparition d’un excès de protéines dans les urines (protéinurie : >300 mg/24h).

D’autres symptômes accompagnent cette hypertension et cette protéinurie : des maux de tête, des douleurs abdominales, des troubles visuels (hypersensibilité à la lumière, « mouches », taches ou brillance devant les yeux), des vomissements, de la confusion, une diminution ou un arrêt des urines, des œdèmes...

Dans la plupart des cas, les femmes atteintes de pré-éclampsie « accoucheront d'un bébé en bonne santé et se rétabliront rapidement, toutefois il existe des complications lourdes entraînant une prématurité, des pathologies chroniques ou pis le décès de la mère et/ou du fœtus ».

 

Les complications de la pré-éclampsie : éclampsie (crises convulsives potentiellement fatales liées à une hypertension artérielle intracrânienne), accident vasculaire cérébral, rupture hépatique, décollement de la rétine, décollement placentaire, retard de croissance intra-utérin, prématurité, hémorragies, décès de la mère ou du fœtus.

 

Qui sont les femmes à risque ?

Si toutes les grossesses sont potentiellement à risque, il existe cependant des facteurs de risque : première grossesse, intervalle court entre deux grossesses (avant 18 mois) ou intervalle long (plus de 4 ans), hypertension avant la grossesse, obésité, diabète, infection rénale, maladie auto-immune, diabète gestationnel, âge inférieur à 20 ans ou supérieur à 35 ans, antécédent de grossesse pré-éclamptique, antécédent familial de pré-éclampsie (mère, sœur), aide médicale à la procréation avec don d'ovocyte, hémopathie, trouble de la coagulation du sang, etc.

Objectif : repérer les symptômes de la pré-éclampsie

« La pré-éclampsie évolue rapidement et il est nécessaire que les femmes enceintes connaissent et reconnaissent les symptômes afin d'être prises en charge rapidement ». Tel est l’objectif de ce mois de la sensibilisation à la pré-éclampsie au cours duquel de nombreuses actions et manifestations sont organisées pour informer les femmes sur cette affection.

L’APAPE propose sur son site de nombreuses informations et la liste despraticiens connus, formés à la pathologie de la pré-éclampsie et auprès desquels il est possible de prendre rendez-vous pour un bilan post natal ou pré-conceptionnel.

Pour en savoir plus : www.apape.fr

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Source : Communiqué de presse de l’APAPE, mai 2014.