La fessée, un mauvais moyen de poser des limites à votre enfant

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 04 Décembre 2006 : 01h00
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Une fessée, tous les adultes en ont reçu au moins une au cours de leur enfance. Est-ce une raison pour maintenir cette tradition ? Les psy pensent souvent que non. La fessée est à la fois agressive et en plus, contre productive.

Pourquoi une fessée a-t-elle un effet négatif ?

  • Parce que frapper un enfant, ce n'est pas sain ! Et c'est condamnable, d'autant plus que cela peut même parfois aller très loin trop loin, jusqu'à parfois blesser son enfant.

  • La fessée sous-entend l'idée que parfois, la violence est le seul moyen de résoudre un conflit. Or c'est un très mauvais apprentissage à faire passer à un enfant. Il se peut qu'il l'intègre et agisse à son tour comme on le lui a appris. Il devient alors violent lui aussi.

  • Agresser physiquement un enfant peut entraîner de la haine. Et c'est évidemment très toxique dans la relation parent-enfant.

  • Frapper un enfant est un aveu de faiblesse. L'adulte ne sait pas se faire entendre normalement, se faire écouter, s'expliquer, trouver des arguments, montrer son autorité calme et tranquille. L'enfant aura tendance à mépriser cette faiblesse, même s'il la craint.

Une fessée est toujours très humiliante.

  • Et l'humiliation fait souvent encore plus mal que les coups, entraînant une réaction encore plus violente de l'enfant.

  • La fessée n'est pas éducative. L'enfant, s'il semble comprendre la leçon obéira par peur, et non parce qu'il a intégré la demande de l'adulte. Il n'aura rien appris de positif, mais au contraire, que le fort peut opprimer le faible et que ça marche

  • Se laisser aller à être violent, pour un parent, n'est pas une bonne manière d'apprendre à se faire respecter. Si la violence est efficace, le parent risque de ne pas développer d'autres stratégies, bien meilleures, stratégies dans lesquelles entrent l'échange et l'éducation positive.

Finalement, tout cela est bien beau, mais, même lorsque l'on en est convaincu, on peut se mettre en colère et avoir envie de donner une fessée. Sans pour autant passer à l'acte, rien n'empêche de le formuler : « tu m'énerves tellement que j'ai envie de te donner une fessée » Cela fait moins mal qu'un coup, et ça fait déjà un peu de bien au parent découragé !

Publié par Dr Catherine Solano le Lundi 04 Décembre 2006 : 01h00
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