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Diabétiques, plus votre hémoglobine glyquée est basse, plus votre risque d'infarctus est faible

Diabétiques, plus votre hémoglobine glyquée est basse, plus votre risque d'infarctus est faible
L'hémoglobine glyquée, marqueur le plus sensible du taux d'imprégnation en sucre de l'organisme, doit être le plus bas possible chez les patients diabétiques. Une étude vient de montrer que son augmentation est parallèle à celle des maladies cardiovasculaires.

Les diabétiques connaissent bien l'hémoglobine glyquée dont le dosage leur est prescrit tous les trimestres pour la surveillance de leur diabète. Ce dosage est maintenant préféré à celui de la glycémie à jeun, qui ne reflète que le taux de sucre à un instant donné. (La glycémie à jeun est toujours prescrite en dépistage, un taux supérieur à 1,22 g/l permettant de diagnostiquer un diabète.) Inversement, l'hémoglobine glyquée reflète le niveau de sucre des trois mois précédents. Pourquoi ? L'hémoglobine est le pigment que contienent nos globules rouges (il leur donne leur couleur rouge). Elle est capable de fixer l'oxygène et permet aux globules rouges de transporter l'oxygène partout dans l'organisme. L'hémoglobine est aussi capable de fixer le sucre, et plus il y a de sucre dans le sang, plus le taux d'hémoglobine glyquée (ou sucrée) est élevé. L'hémoglobine étant disponible dans le sang pendant trois mois (durée de vie des globules rouges), son taux de glycation reflète le taux de sucre dans le sang des trois mois précédents.

Il faut maintenir des taux bas de sucre

L'hémoglobine glyquée sert donc à surveiller l'efficacité des traitements chez les patients diabétiques et elle doit rester comprise entre 6 et 8%. A partir de 8%, il faut envisager d'adapter le traitement.

Article publié par le 14/10/2004
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Selvin E. et coll., Ann Intern Med 2004; 141 : 421-431 et Gerstein HC. Ann Intern Med 2004; 141: 475-476.

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