Chacun de nos gestes peut porter un rêve

Publié par Dr Catherine Solano le Mercredi 24 Mars 2004 : 01h00
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Un passant demande à un premier maçon : que fais-tu ? Je taille une pierre. Un deuxième maçon répondit à la même question : je construis un mur. Et le troisième : je bâtis une cathédrale pour rassembler les hommes et honorer le seigneur… Et nous, avons-nous en tête la destinée réelle de chacun de nos gestes ?

Y penser est une sorte d'hygiène intellectuelle qui permet de choisir : est-ce que ça vaut vraiment la peine d'investir de l'énergie dans ce que je suis en train de faire. Si oui, je continue, sinon, je m'arrange pour en percevoir le but profond, ou je décide carrément d'éviter cette activité !

Si je regarde la télévision, est-ce que : j'enrichis mon horizon ? Je me recharge en énergie ? Je me détends ? ou je m'abrutis bêtement ? Une même activité peut être perçue ou jugée très différemment en fonction des moments.

Quand je crie sur un enfant : est-ce que je suis en train de passer ma mauvaise humeur sur lui ? Ou est-ce que je travaille à le cadrer pour qu'il devienne un adulte épanoui et responsable ? Gageons que si la deuxième hypothèse est la bonne, l'enfant ne ressent pas les cris de la même manière !

Si je fais l'amour, est-ce que je décharge une tension ? je construis une relation ? je partage du plaisir ? j'utilise l'autre pour me faire du bien ?

Voir la finalité profonde de mes actions me les rend plus agréables. Si je pense : « trois minutes à me laver les dents, c'est du temps perdu », je le fais contraint et forcé. C'est très différent si je me dis « j'évite des caries et des soins douloureux », et c'est encore mieux si je réalise que j'entretiens mon joli sourire !

Quand on apprend à voir plus loin, on s'aperçoit que certaines contraintes n'en sont pas, ou que certains jugements négatifs que l'on s'applique à soi ne sont pas mérités. On choisit même alors avec discernement et plaisir les gestes à effectuer.Et, ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait. Ainsi, il s'agit simplement de ne pas perdre du temps à l'inutile et intégrer un geste comme sacré s'il le mérite !

Publié par Dr Catherine Solano le Mercredi 24 Mars 2004 : 01h00
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