Avoir perdu ses cheveux à 20 ans serait un facteur de risque de cancer prostatique

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 18 Février 2011 : 15h06
Mis à jour le Lundi 21 Février 2011 : 10h06

Les hormones mâles sont à la fois impliquées dans la calvitie précoce et le cancer de la prostate. Et les médecins comptent bien se servir de ce lien pour mieux cibler les hommes à risque …

Actuellement, le dépistage du cancer de la prostate repose à la fois sur le toucher rectal et sur le dosage des PSA, des protéines augmentées en cas de cancer prostatique, mais pas seulement. Problème : beaucoup d’hommes rechignent à bénéficier d’un toucher rectal. Et le dosage des PSA n’est pas très fiable : il peut être normal en présence d’un cancer et à l’inverse, être trop élevé en l’absence de cancer prostatique. C’est pourquoi tout ce qui pourrait aider les médecins à mieux cerner les hommes à risque, représente une réelle avancée. Si en plus, il s’agit d’un «repérage» simple, rapide et peu coûteux, alors, c’est vraiment tout bénéfice !

Etiez-vous chauve à 20 ans ?

C’est la question que les médecins pourraient bientôt poser aux hommes approchant la cinquantaine, dans l’espoir de repérer ceux à plus haut risque de cancer de la prostate. En effet, une étude française vient de montrer qu’être chauve à 20 ans, multipliait par deux le risque de cancer de la prostate. Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont demandé à 388 hommes autour de la cinquantaine, atteints d’un cancer de la prostate, à quel âge ils avaient perdu leurs cheveux. Ils ont posé la même question à 281 autres hommes également chauves, mais n’ayant pas de cancer. Ils ont ainsi pu montrerque pour les hommes ayant commencé à perdre leurs cheveux dès 20 ans, le risque d’avoir un cancer de la prostate était multiplié par deux.

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Les hormones androgènes, en cause

Ce lien entre calvitie précoce et cancer de la prostate est très sérieux. En effet, dans les deux cas, des hormones mâles – androgènes – sont incriminées. C’est aussi pourquoi les médecins se demandent si un traitement dirigé contre ces fameuses hormones, ne pourrait pas empêcher la survenue du cancer de la prostate, à condition d’être administré suffisamment tôt aux jeunes chauves. Il est bien sûr encore trop tôt pour y répondre, mais de nouvelles études devraient nous aider à en savoir plus.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 18 Février 2011 : 15h06
Mis à jour le Lundi 21 Février 2011 : 10h06
Source : Annals of Oncology,  European Society for Medical Oncology.
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