Troubles bipolaires : les différences femmes/hommes

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Catherine Zeta-Jones, Sting, Jean-Claude Van Damme… toutes célébrités souffrent de la même maladie : le trouble bipolaire. Mais face à cette pathologie, femmes et hommes ne sont pas égaux à 100 %. E-Santé fait le point avec le Dr Bruno Etain, spécialisé dans la prise en charge de ce trouble.

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C'est un qualificatif qui revient souvent dans la bouche des non-initiés, en guise de moquerie. Être bipolaire, pourtant, c'est souffrir d'une maladie psychiatrique chronique, et surtout handicapante.

Les principaux symptômes sont ceux qui ont donné son ancien nom à la maladie, trouble maniaco-dépressif. Des phases de dépression sévère alternent avec des phases d'excitation extrême.

Le trouble bipolaire n'est pas rare. Selon les études, il toucherait 650 000 à 1.6 million de Françaises et de Français. Et les hommes et les femmes ne sont pas tout à fait égaux face à cette pathologie.

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Deux formes de troubles aux effets différents

Parmi l'ensemble des personnes souffrant de troubles bipolaires, on compte 1.6 fois plus de femmes que d'hommes. Mais il existe deux types de troubles bipolaires.

Le premier se caractérise par des épisodes dépressifs majeurs et des phases maniques de grande ampleur. "C'est le type 1 et il touche autant d'hommes que de femmes", explique le Dr Bruno Etain, psychiatre et responsable du centre expert "trouble bipolaire" à l'hôpital Fernand-Widal (Paris).

Le trouble bipolaire de type 2, lui, se distingue par des phases de dépression sévère tandis que les épisodes de manie sont plus modérés. "Dans cette forme, on trouvera plus de femmes, avec un rapport de deux à trois pour un homme", estime le coordonnateur des Centres ExpertsFondaMental Troubles bipolaires.

Ce déséquilibre peut s'expliquer par un phénomène plus large : les femmes sont plus vulnérables aux symptômes dépressifs, qui dominent dans le trouble bipolaire de type 2. "Cela pourrait être lié au contexte hormonal, ou encore à une sensibilité au stress un peu différente", avance Bruno Etain.

Des symptômes égalitaires

Sur le plan des symptômes, en revanche, le trouble bipolaire se montre strictement équitable. "Il y a assez peu de variations selon le sexe, confirme le Dr Etain. Chez les hommes, on peut observer un peu plus de signes d'agressivité, d'irritabilité ou d'hostilité. Mais on les constate aussi chez les femmes."

Les différences émergent plutôt sur les pathologies associées au trouble bipolaire – qui se manifeste rarement seul. Parmi ces comorbidités, certaines touchent plus la gent masculine. "L'abus de substances toxiques prédomine chez les hommes, alors qu'on observe davantage de troubles anxieux chez les femmes, indique le psychiatre. Mais ce n'est pas une règle absolue."

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