Trisomie 21 : un test de dépistage caduque en cas d'ovulation provoquée

Le test de dépistage de la trisomie 21 proposé aux femmes enceintes est basé sur le dosage sanguin des bêta-HCH. Un travail récent montre que l'utilité de ce test est à revoir en cas de grossesse médicalement assistée. En effet, chez les femmes ayant une ovulation provoquée, le taux de bêta-HCH est généralement plus élevé, ce qui induit des tests faussement positifs et donc des demandes d'amniocentèse inutiles et particulièrement dangereuses.
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Il est classiquement proposé aux femmes enceintes de pratiquer un test approximatif de dépistage de la trisomie 21. Il s'agit en fait du dosage sanguin des bêta-HCH, qui permet seulement d'évaluer un éventuel risque de trisomie 21. Si risque il y a, une amniocentèse est pratiquée afin d'examiner les chromosomes du fœtus. La présence d'une trisomie est alors confirmée ou infirmée formellement.L'amniocentèse n'est pas d'emblée suggérée car cet examen présente un rapport bénéfice/risque devant être soigneusement analysé par le médecin, le principal risque étant la fausse couche.

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Un test à revoir

Les résultats d'une étude tendent à montrer que les femmes ayant bénéficié d'une aide médicale à la procréation présentent un taux plus élevé de bêta-HCH, comparé aux grossesses spontanées. Ces niveaux accrus sont alors similaires à ceux observés en cas de risque trisomique. En conséquence, le dépistage de la trisomie 21 par dosage HCH après induction de l'ovulation est responsable d'un nombre important de résultats faussement positifs: 28 à 30% de faux positifs, contre 5% pour les grossesses spontanées. Le taux d'amniocentèses proposées est alors également plus élevé. Or la pratique inutile de cet examen est extrêmement regrettable car il expose les patientes à un risque de fausse couche plus important. Visiblement, il serait plus que souhaitable de repenser cette procédure de dépistage chez ces femmes.

Publié le 10 Décembre 2001
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr