Tony Parker face au deuil : comment il entretient le souvenir de son père

Publié par Freya Yophy
le 05/08/2026
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Photo d'illustration
Huit mois après la disparition brutale de son père, l'ancienne légende de la NBA Tony Parker se livre sur le choc de cette perte, illustrant comment la psychologie aide à transformer un traumatisme en hommage vibrant.

Le 5 octobre 2025, la vie de Tony Parker a basculé. L’ancien basketteur a retrouvé son père inanimé à son domicile de Charly, près de Lyon. Tony Parker Senior, âgé de 70 ans, vivait alors chez son fils depuis environ six mois. Lors d’une récente interview accordée à Sept à Huit, le champion est revenu avec émotion sur ce décès, attribué à une crise cardiaque, et sur la manière dont il tente aujourd’hui d’apprivoiser son absence.

Surmonter le choc du deuil traumatique

La découverte du corps d’un proche provoque un bouleversement psychique particulièrement violent. Contrairement à une disparition anticipée, la mort subite ne laisse aucun temps pour se préparer. Elle peut plonger la personne endeuillée dans un état de sidération, avec un sentiment d’irréalité persistant.

Le fait d’avoir été directement confronté à la scène peut également favoriser l’apparition de symptômes associés au syndrome de stress post-traumatique (ESPT) : images intrusives, cauchemars, hypervigilance, troubles du sommeil ou difficultés à retourner sur les lieux du décès.

Dans son entretien, Tony Parker explique avoir été profondément marqué par la découverte de son père, auquel il était « très, très proche ». Tony Parker Senior occupait une place centrale dans sa vie et dans sa carrière. Ancien basketteur professionnel, il avait accompagné son fils tout au long de son ascension, jusqu’à ses quatre titres de champion NBA.

En France, entre 40 000 et 50 000 arrêts cardiaques surviennent chaque année, soit environ un toutes les dix à quinze minutes. Selon la Fédération française de cardiologie, chaque minute écoulée sans massage cardiaque réduit d’environ 10 % les chances de survie. Face à une personne inconsciente qui ne respire pas normalement, il faut immédiatement appeler le 15 ou le 112, commencer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur lorsqu’il est disponible.

Aménager un espace mémoriel pour avancer

Pour surmonter cette immense douleur, Tony Parker a choisi d’aménager une pièce entièrement consacrée à son père dans sa maison proche de Lyon. Cet espace rassemble des photographies, des souvenirs familiaux et plusieurs objets personnels de Tony Parker Senior.

L’ancien meneur des Spurs a expliqué à Sept à Huit s’y rendre environ une fois par semaine. « C’était important de garder une trace et d’avoir un endroit pour penser à lui », a-t-il confié. Cette pièce constitue pour lui un lieu de recueillement, mais aussi une manière de préserver la présence symbolique de son père dans son quotidien. TF1 Info

En psychologie du deuil, conserver des objets ou créer un espace consacré au défunt peut aider à transformer progressivement la relation. Il ne s’agit pas d’oublier la personne disparue, mais de lui donner une nouvelle place dans son histoire personnelle. Ces repères peuvent procurer un sentiment d’apaisement et permettre d’exprimer son chagrin dans un cadre intime.

Cette démarche ne suffit cependant pas toujours. Lorsque la douleur reste envahissante pendant plusieurs mois, empêche de travailler ou conduit à un isolement important, un accompagnement par un psychologue ou un psychiatre peut devenir nécessaire. Des consultations spécialisées permettent notamment de prendre en charge un éventuel stress post-traumatique ou un trouble du deuil prolongé.

Prévenir le risque cardiovasculaire après 65 ans

La disparition brutale de son père a conduit Tony Parker à porter un regard différent sur le temps qui passe. Au cours de son interview, il insiste sur la nécessité de profiter davantage des proches et de ne plus remettre les moments importants à plus tard.

Cette histoire rappelle également l’importance de la prévention cardiovasculaire. Une douleur thoracique oppressante, un essoufflement inhabituel, des sueurs froides, des nausées ou une douleur irradiant vers le bras ou la mâchoire peuvent correspondre aux signes annonciateurs d’un infarctus. Au moindre doute, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112, sans se rendre seul aux urgences.

La prévention passe aussi par une surveillance régulière de la tension artérielle, du cholestérol, de la glycémie et des facteurs liés au mode de vie. Le tabagisme, la sédentarité, le diabète, l’hypertension et les antécédents familiaux augmentent notamment le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Entre 70 et 75 ans, le dispositif Mon bilan prévention, pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, permet d’aborder ces facteurs avec un médecin, un infirmier, un pharmacien ou une sage-femme. Ce rendez-vous de 30 à 45 minutes ne remplace pas un examen cardiologique, mais il peut conduire à la prescription d’analyses ou d’examens complémentaires lorsque le professionnel repère un risque particulier.

L’espace mémoriel créé par Tony Parker témoigne finalement d’une volonté de continuer à avancer sans effacer le lien avec son père. Son témoignage rappelle combien une mort soudaine peut bouleverser durablement une famille, mais aussi combien la parole, les souvenirs et, si nécessaire, l’aide d’un professionnel peuvent accompagner la reconstruction.

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