A Strasbourg, on peut obtenir un vélo en libre-service… sur ordonnance !

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On connaissait déjà le vélo en libre-service, moyennant un abonnement modique, pour les déplacements urbains. La ville de Strasbourg va encore plus loin en proposant de prendre en charge cet abonnement, lorsqu’il est prescrit par un médecin, chez les citadins pour lesquels la pratique d’une activité physique est capitale (les personnes en surcharge pondérale, diabétiques, hypertendues, ayant trop de mauvais cholestérol, etc.).

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Le vélo gratuit : une expérimentation d’un an à compter du mois de septembre

Une activité physique régulière comme le vélo n’a pas son pareil pour améliorer un diabète, une hypertension artérielle ou encore, pour stabiliser une perte de poids.

C’est aussi un bon moyen de déstresser, à condition de pratiquer dans des conditions optimales. Pourtant, les médecins ont beau recommander le sport, leur conseil n’est pas toujours suivi d’effet.

Pour faciliter le regain d’intérêt envers une activité comme le vélo, la ville de Strasbourg qui gère l’activité de vélos en libre-service Vel’hop envisage très sérieusement de mettre une centaine de vélos à disposition, sous forme d’abonnements gratuits en contrepartie d’uneordonnance.

Une première nationale, sous contrôle médical

Cette initiative visant à obtenir unvélo contre ordonnance est très intéressante, mais pour éviter tout excès qui serait nocif, les bénéficiaires devront être suivis par des conseillers sport et santé, afin de reprendre tout en douceur. Car sous peine de faire plus de mal que de bien, il est absolument interdit de forcer et/ou de chercher à prendre des côtes, surtout si on est sédentaire depuis plusieurs années.

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Du fait de la présence de facteurs de risques cardiovasculaires, électrocardiogramme de repos et épreuve d’effort pourront même être demandés.

Dans un premier temps, seulement une cinquantaine de médecins généralistes ou de cardiologues volontaires pourront prescrire levélo Vel’hop et si l’expérimentation s’avère être un succès, dans un an, tous les médecins pourront suivre le mouvement.

Ensuite, ce sera peut-être l’Alsace et pourquoi pas, toute la France qui pourra pédaler surordonnance !

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 17 Avril 2012 : 12h31
Mis à jour le Mardi 17 Avril 2012 : 13h03
Source : “Le Quotidien du médecin”, 4 avril 2012.
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