Et si l’on prescrivait systématiquement la pilule du lendemain ?

Une femme sur deux pense qu’elle devrait avoir la pilule du lendemain chez elle au cas où. Il s’agit de femmes en âge d’avoir un enfant bien sûr, interrogées dans le cadre d’une enquête réalisée par BVA pour HRA Pharma.C’est évidemment une très bonne idée et cela permettrait d’éviter bien des détresses et bien des Interruptions volontaires de grossesse (IVG). Cela permettrait d’expliquer l’usage de cette pilule du lendemain tranquillement, lors de la prescription de la contraception par le médecin.
© getty

La contraception d’urgence : quasiment toutes les femmes fertiles sont concernées

La contraception d’urgence concerne pratiquement toutes les femmes fertiles ayant des rapports sexuels. Ainsi un tiers d’entre elles ont vécu, dans l’année, une situation à risque de grossesse non désirée.

Dans l’enquête BVA, sur 2.415 femmes interrogées, 760 ont été dans cette situation, soit 31 %. Sur l’ensemble de la France, cela représente 2,5 millions de femmes !

L’oubli de pilule arrive très souvent

L’oubli de pilule reste le facteur de risque numéro 1 : il arrive dans 36 % de ces cas de situations à risque de grossesses non désirées. Cet oubli de pilule est du reste la crainte principale des femmes sous contraception orale.

L’accident de préservatif est lui aussi relativement courant puisqu’il est en cause dans 31 % de ces cas. Viennent ensuite l’absence de contraception dans 20 % des cas et la pause dans la contraception pour les 10 % de cas restant (en comptant 3 % pour les autres causes).

Autrement dit, être en situation à risque de grossesse arrive très fréquemment !

Dans cette situation, seules 20 % des femmes interrogées ont eu recours à la contraception d’urgence qu’elles ont obtenue auprès de leur pharmacien dans 86 % des cas.

Parmi la grande majorité des femmes n’ayant pas eu recours à la contraception d’urgence :

  • 69 % n’ont tout simplement pas eu le réflexe de la demander, elles n’ont pas pensé à cette solution,
  • 8 % y ont pensé trop tard,
  • et 7 % étaient gênées de la demander.
Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :