Rhume : la publicité pour les produits contenant de la pseudo-éphédrine est interdite

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La publicité pour les médicaments à base de pseudo-éphédrine est interdite sur tous les supports. Une mesure censée faire évoluer les comportements des Français.

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Actifed rhume®, Dolirhume®, Humex® … Vous aviez sans doute pris l'habitude de voir de nombreuses publicités vantant les mérites de ces médicaments destinés à combattre le rhume. Mais depuis peu, elles ont disparu du petit écran et des magazines. Et pour cause : la promotion de ces traitements a été interdite par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Les traitements concernés contiennent de la pseudo-éphédrine, un vasoconstricteur qui a pour effet de décongestionner. Le problème, c'est que ce principe actif est contre-indiqué chez les personnes à risque cardiovasculaire notamment. Mais une enquête de l'ANSM a montré que, dans un cas sur trois, les médications contre le rhume ne sont pas utilisées conformément aux recommandations.

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Afin de faire évoluer les comportements, l'ANSM a donc fait un choix : cesser de banaliser ces médicaments en interdisant leur publicité. D'autant que le rhume guérit spontanément en 7 à 10 jours. Mieux vaut donc attendre qu'il passe.

Un bazooka à la disposition des malades

Ce que souhaite l'ANSM, avec une telle interdiction, c'est aussi encourager l'échange avec les pharmaciens. Car si les médicaments à base de pseudo-éphédrine sont en vente libre, ces professionnels de santé sont les plus aptes à conseiller le patient. L'Agence le rappelle, chaque molécule ne correspond pas à toutes les situations.

Pour rappel, les traitements anti-rhume ne doivent pas être pris plus de 5 jours d'affilée et sont contre-indiqués avant 15 ans et chez la femme enceinte. Demander conseil à son pharmacien est d'autant plus conseillé que les associations thérapeutiques peuvent poser problème, dans la mesure où ces médicaments contiennent du paracétamol.

Récemment, 60 millions de consommateurs a alerté la population sur les risques de ces molécules. Selon le magazine, la formule "tout-en-un" favorise les surdosages et les effets indésirable sévères. " Pour décongestionner un nez bouché, on met un bazooka à la disposition des malades", commentait le journal en novembre dernier.

Vidéo.Infection des voies respiratoires supérieures

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