Recrudescence de coqueluche

La coqueluche fait partie du calendrier vaccinal, mais en dépit de cette mesure, on observe actuellement une recrudescence de cette maladie, particulièrement chez les très jeunes enfants. Un rappel à l'adolescence devient nécessaire. Et vous, votre enfant a-t-il bénéficié du rappel ?
Publicité

Malgré la vaccination systématique dès le plus jeune âge, la coqueluche n'a pas complètement disparu. Inversement, elle tend à réapparaître depuis une dizaine d'années. Les nourrissons de moins de un an en sont les premières victimes avec de graves complications respiratoires. Ainsi, chaque année, près de 800 enfants sont hospitalisés et 95% d'entre eux sont des bébés de moins de trois mois.

Pourquoi revacciner les adolescents ?

Le programme vaccinal français prévoit trois injections dès les premiers mois de vie, suivies d'un rappel vers l'âge de 18 mois. Cependant, l'immunisation tend à diminuer au fil des ans. Ainsi, les jeunes adultes sont susceptibles de contracter cette maladie très contagieuse et d'infecter les enfants, et bien sûr particulièrement les nourrissons non vaccinés. Afin d'y remédier, une nouvelle politique vaccinale a été mise en place avec une première injection dès le deuxième mois de vie (au lieu du 3è mois), suivie des deux autres au troisième et au quatrième mois. Le rappel étant toujours pratiqué à 18 mois. Celui-ci est combiné aux vaccins contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie et l'Haemophilus influenzae.Actuellement, en rapport avec la mise sur le marché d'un nouveau vaccin beaucoup mieux toléré, un deuxième rappel figure dans le calendrier vaccinal vers les âges de 11-13 ans. Il vise à relancer l'immunité oubliée des adolescents et des adultes afin de réduire le risque de contamination des jeunes enfants.

Publicité
Publicité

Comment se manifeste t-elle ?

La coqueluche provoque des quintes de toux, des éternuements, le nez qui coule, une fièvre légère, des yeux larmoyants et parfois des vomissements. Lorsque la toux devient plus violente, elle s'accompagne souvent d'une pause respiratoire avec le teint qui bleuit. Cette affection est très fatigante pour l'enfant. Pouvant entraîner des complications respiratoires et un risque de déshydratation, il est préférable d'hospitaliser le nourrisson afin qu'il bénéficie d'une surveillance attentive. Chez l'enfant plus âgé, le traitement repose sur la prise d'antibiotiques et de sédatifs. Ce même traitement est éventuellement prescrit à titre préventif aux nourrissons de moins de 6 mois qui sont souvent en contact avec le petit malade.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 03 Décembre 2001 : 01h00