Quand votre bureau vous rend malade

Publié le 09 Février 2009 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
Fatigue, irritabilité, oppression respiratoire, vertiges, nausées... sont des symptômes dont vous souffrez et dont se plaignent aussi certains de vos collègues de bureau ? Et s'il s'agissait du " sick building syndrome " ?
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Quand votre bureau vous rend malade...


Le syndrome des bâtiments malsains ou ' sick building syndrome ' en anglais a été décrit pour la première fois dans les années 70. Il touchait des employés qui travaillaient dans des bureaux neufs. Depuis, des études ont montré que le ' sick building syndrome ' pouvait aussi survenir dans des hôpitaux et des écoles.

La première caractéristique de ce syndrome est qu'il ne se manifeste généralement pas de façon individuelle, isolée, mais plutôt en groupe. Il survient le plus souvent chez plusieurs employés du même bâtiment. Il s'agit classiquement de bureaux clos avec un système de ventilation.

La deuxième caractéristique de ce phénomène vient des symptômes qui sont variés, non spécifiques et bénins : fatigue intense, irritabilité, nausées, vertiges, irritation oculaire, rhinite, oppression respiratoire, augmentation des infections respiratoires, etc.

A quoi est dû le " sick building syndrome " ?


Plusieurs facteurs de risque ont été clairement identifiés. Il peut s'agir de facteurs biologiques, comme la présence de micro-organismes ou de moisissures dans les locaux ; de facteurs physiques tels qu'une température supérieure à 22°C, un degré d'hygrométrie trop ou insuffisamment élevé ; de facteurs chimiques comme des émanations de formaldéhyde, d'ozone, voire de phtalates, de poussières de papier, de vapeurs produites par les photocopieuses et les imprimantes.

Sensibilité accrue de certains employés


Tous les employés du même bureau ne présentent pas la même sensibilité. C'est ainsi que tous vos collègues ne développeront pas forcément ce syndrome. On constate cependant que les femmes sont plus fréquemment touchées. C'est également le cas des personnes stressées, anxieuses ou présentant un caractère dépressif.

Enfin, l'environnement peut favoriser le développement de ce syndrome chez certains employés : environnement psychosocial ou socio-économique difficile notamment.

Peut-on prévenir un " sick building syndrome " ?


La prévention repose sur l'élimination sinon l'atténuation des facteurs de risque. La première consigne consiste à ventiler suffisamment les bureaux. Ensuite, il faut réduire la température ambiante, veiller à un nettoyage régulier des sols et du mobilier, éviter les moquettes et les matériaux susceptibles d'émettre des produits chimiques…

Si notre bureau nous rend malade, notre logement le peut-il aussi ?


Les facteurs de risque que l'on subit au bureau sévissent aussi souvent dans nos logements. Il convient donc de respecter les mêmes consignes de prévention.

Parallèlement, en cas de travaux ou d'achat d'ameublement, posez-vous toujours la question de savoir si ces nouveaux matériaux contiennent des substances polluantes.

Et enfin, tout nouveau matériau (un meuble neuf, une peinture fraîche…) étant susceptible de dégager des substances toxiques impose que vous aériez davantage…

Source : Norbäck D. et coll., Curr.Opin. Allergy Clin. Immunol., 9 (1) : 55-9, 2009.