PSA : un dosage à controverse
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Cancer de la prostate : qu'en est-il du dépistage de masse ?

Il n'existe pas actuellement en France de recommandation officielle concernant son usage dans le cadre d'un dépistage de masse.

La raison est simple, aucune preuve décisive ne justifie son utilisation à l'échelle de la population générale. En effet, il n’y a pas d’études démontrant l’efficacité du dépistage. Parallèlement, les hommes s’exposent aux inconvénients et risques du dosage sanguin du PSA (possibilité de faux positifs notamment) puis à ceux des biopsies de confirmation diagnostique (perte de sang dans les urines et le sperme, risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs) et enfin aux conséquences physiques et psychologiques liées aux traitements (troubles sexuels, urinaires, digestifs).

Le dépistage systématique ne semble pas justifié en termes de santé publique, d'autant plus qu'il représenterait un coût exorbitant pour la collectivité. Il doit se pratiquer individuellement chez les hommes ne présentant ni facteurs de risque ni symptôme particuliers après évaluation du bénéfice attendu par rapport au risque.

Le dosage PSA en pratique

L'opportunité de se faire dépister du cancer de la prostate (dosage du PSA) est à discuter au cas par cas avec son médecin après évaluation des bénéfices et des inconvénients.

Au final, le dosage du PSA est surtout réservé aux hommes ayant des facteurs de risque : antécédents familiaux de cancers de la prostate, origine africaine ou antillaise, âge entre 55 et 69 ans.

En revanche, le dosage du PSA est couramment utilisé pour surveiller l'évolution d'un cancer (avant et après traitement).

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Source : FMC, Le Quotidien du Médecin, Pages spéciales, N°6780, 16 octobre 2000.