Propranolol : un médicament pour effacer les souvenirs traumatisants

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Les personnes souffrant de stress-post-traumatique revivent en boucle les mêmes souvenirs traumatisants. Des chercheurs toulousains viennent de tester avec succès un médicament déjà utilisé contre l’hypertension et comme traitement de fond de la migraine, le propranolol, qui bloque la souffrance associée aux souvenirs.

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Le stress post-traumatique, c’est quoi ?

Après avoir subi un épisode de stress intense (agression, guerre, victime d’une catastrophe naturelle, d’un accident industriel, etc.) certaines personnes peuvent souffrir de ce que l’on appelle un stress post-traumatique. Celui-ci se manifeste par des symptômes très handicapants (phobies, stress, troubles du sommeil, sursauts, troubles cardiaques…) et qui sont liés aux souvenirs que l’on se remémore en boucle, ou pensées négatives obsédantes.

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Actuellement, le traitement repose sur des antidépresseurs, les thérapies comportementales et l’EMDR (méthode fondée sur le mouvement des yeux pour dissocier souvenir et émotion). Mais des chercheurs testent aujourd’hui un médicament, déjà existant, le propranolol.

Le propranolol dissocie le souvenir et l’effet émotionnel

Le professeur Philippe Brimes, directeur d'un laboratoire du stress traumatique à Toulouse rattaché à l'hôpital de Casselardit, a testé ce médicament utilisé depuis plus de dix ans dans le traitement de l’hypertension et de la migraine. Cette molécule n’efface pas le souvenir traumatique, mais les patients traités n’en souffrent plus dans 70% des cas, le souvenir n’ayant plus les mêmes effets émotionnels. Le propranol agit rapidement sur le cerveau : 1h30 après la prise et est durable.

À ce jour, une quarantaine de personnes ont bénéficié de ce traitement, dont une dizaine de victimes de l’explosion de l’usine d’AZF en 2011. Les tests se poursuivent et le prochain essai sera mené contre placebo.

Ce traitement est prometteur...

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 27 Mars 2013 : 09h23
Mis à jour le Mercredi 27 Mars 2013 : 10h43
Source : Le Parisien, La Dépêche du Midi, 26 mars 2013.
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