Piercings et tatouages, au-delà de la mode
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Du côté des parents : une image plutôt négative

Les réactions des parents sont multiples. Certains soutiennent volontiers leurs adolescents dans cette démarche, voire les accompagnent pour vérifier que les conditions d'hygiène sont bien respectées. Mais ces derniers sont minoritaires, car en général, les parents se montrent plutôt hostiles à ce genre de pratique. Ainsi, en est-il des parents de Claire qui en est à son sixième piercing ! Un dans le nez, trois dans l'oreille, deux dans le nombril. Au début, elle leur a caché, mais depuis qu'ils le savent, ils demandent chaque jour et sans aucun succès de les retirer. Ce qu'ils ressentent s'apparente surtout à de la honte, tout se passant comme si leur fille affichait une part intime d'elle-même, qui ne devrait pas être vue par les autres. Pour d'autres parents, le piercing, parce qu'il suppose une effraction de la peau (et du cartilage), représente plutôt une forme de mutilation. De façon générale, tatouage et piercing sont encore porteurs d'images plutôt négatives, de marginalité ou de révolte.

Du côté du sociologue : une affirmation identitaire joyeuse

Dans son livre, « Signes d'identité »*, le sociologue David le Breton, professeur à l'Université de Strasbourg tente de comprendre et d'expliquer l'engouement pour le tatouage et le piercing. Selon lui, ces pratiques sont loin d'être des manières délirantes de décorer son corps. Au contraire, il considère que cette manière de marquer son corps peut revêtir « une fonction de construction de soi, une dimension identitaire ». Par ailleurs, il explique aussi que la majorité des marques corporelles ont aussi une fonction de « mise en scène ludique de soi, d'érotisation de son corps ». Au contraire de signes de souffrance et de mutilations, piercing et taouage sont donc pour ce sociologue plutôt le marquage d'une inscription joyeuse dans le monde.

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